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Les
contributions alimentaires
Double
peine,
définitions et approches objectives
Halte à double
peine !
Les pères sont victimes
de ce qu'on appelle en droit la double peine. Le parent secondarisé
(le père dans plus de 80% des cas -chiffres de l'institut
pour l'égalité hommes-femmes) est d'abord puni par
un bannissement, celui de ne plus pouvoir voir ses enfants. Dans
un deuxième temps, il est condamné à payer
son bannissement par une contribution alimentaire liée à
son bannissement. Il s'agit donc bien d'une double peine, interdite
normalement, mais largement tolérée quand il s'agit
d'écarter ces pères qui composent le coeur des parents
secondarisés.
Lespapas.com/.be exigent, en accord avec les règles éthiques
du Droit, la tolérance zéro en matière de double
peine. Nous demandons qu'enfin la Belgique, la France et la majorité
des pays occidentaux respectent les Human Rights. Qu'ils permettent
aux parents secondarisés, s'ils sont bannis partiellement
ou totalement, de pouvoir payer une contribution alimentaire liée
au pourcentage du temps passé en compagnie de ses enfants
.
De plus, lorsqu'on parle des créances alimentaires,
elles doivent comprendre les créances versées directement
à l'enfant par chaque parent et celle versée indirectement
par le parent secondarisé au parent principal pour l'enfant
(cf. définitions ci-dessous) et non uniquement la créance
indirecte (les associations féministes jouent sur cette ambiguïté
pour imposer des montants de contributions alimentaires 2 à
3 fois supérieures à ce qu'elles devraient être).
A cet égard, le service des créances
alimentaires (service qui vise à récupérer
les créances alimentaires non payées) est une supercherie
intellectuelle. Il ne tient compte que des créances alimentaires
indirectes fixées de manière arbitraire par les juges
(ceci est prouvé, et personne depuis plus d'un an n'a pas
le contredire). Nous sommes confrontés ici à un beau
cas de discrimination indirecte.
Enfin, Lespapas.com/.be demandent, afin de rester
dans les limites des règles supérieures de la Constitution, que
les moyens affectés aux enfants après la séparation restent équivalents
à ceux affectés avant la séparation, que la détermination
des éventuels montants respecte des règles objectives
et que cessent les collusions entre certains barreaux et certaines
associations "féministes".
Quelques définitions
Le parent principal
est le parent qui s'occupe le plus longtemps, temporellement parlant
(vacances comprises), de son enfant ou de ses enfants, soit plus
de 7 jours sur 14 (ce fait peut être la conséquence d'une décision
de justice ou non),
Le parent secondaire
est le parent qui s'occupe le moins longtemps, temporellement parlant
(vacances comprises), de son enfant ou de ses enfants, soit moins
de 7 jours sur 14 (ce fait peut être la conséquence d'une décision
de justice ou non) ;
Le père
est la personne qui a reconnu l'enfant (géniteur, adoptant ou autre),
La mère
est la personne qui a reconnu l'enfant (génitrice ou adoptante),
Le créancier alimentaire direct
est l'enfant,
Le créancier alimentaire indirect
est le parent qui bénéficie d'une contribution alimentaire, pour
l'enfant, de l'autre parent ( en général le parent principal),
Les débiteurs alimentaires directs
sont le parent principal et le parent secondaire,
Le débiteur alimentaire indirect
est le parent qui doit verser une contribution alimentaire, pour
l'enfant, à l'autre parent (en général le parent secondaire).
La créance alimentaire directe
ou la dette alimentaire directe est la somme due aux enfants par
chaque parent, selon qu'on se place du point de vue de l'enfant
ou du parent,
La créance ou dette alimentaire indirecte
est la somme versée à un parent pour l'entretien partiel des enfants
dans le cadre des aliments dus à l'enfant, selon que l'on se place
du point de vue de l'enfant ou du parent.
Approches
objectives
En octobre 2000, la revue Budget et Droit de Test-achats
(association de consommateurs) avait consacré un des ses articles
à la méthode Renard. Cette méthode tente d'objectiver le montant
des contributions alimentaires. Aujourd'hui une partie de la jurisprudence
va dans ce sens, mais elle est franchement minoritaire.
Les chiffres
que nous communiquons sont basés sur les formules Renard et
Renard amélioré . Ils concernent le montant dû par le parent secondaire
au parent principal dans le cadre de l'obligation d'aliments de
l'article 203 du code civil. Pour rappel, la méthode Renard utilise
la grille suivante pour déterminer les frais théoriques (Ff)
d'un enfant selon son âge .
Pour ceux qui maîtrisent les montants fréquemment
exigés par une décision de justice, un constat s'impose assez rapidement.
La manière de déterminer le montant des contributions alimentaires
par les tribunaux se heurte à la réalité crue des chiffres. Elle
est manifestement insuffisante.
Face à la faillite de la justice en matière de familles,
nous ne pouvons qu'encourager un débat honnête et équitable sur
base de documents sérieux et condamner les pratiques aléatoires
actuelles, basées plus souvent sur le vécu personnel ou/et les croyances
des juges. L'impossibilité de prévisibilité des montants est un
facteur d'insécurité juridique particulièrement discriminatoire.
Des solutions ?
Afin de désengorger les tribunaux et d'économiser
de nombreuses dépenses au justiciable et à l'Etat, il serait utile
de confier la détermination du montant de la contribution alimentaire
à un organisme indépendant agréé. Selon nos calculs, une somme de
15 € par dossier et un petit subside de fonctionnement permettrait
à cet organisme de travailler correctemment.
C'est à peu près 100 fois moins que ce que les justiciables
paient aujourd'hui en frais d'avocat et que ce que l'Etat débourse
en frais de fonctionnement pour ces tribunaux en matière familiale.
Les débats sur le montant de la contribution alimentaire prennent
effectivement entre un tiers et la moitié du temps des procédures
judiciaires . Cet organisme pourrait fournir un calcul objectif
aux parties concernées présenté de manière pédagogique en moins
de 48 heures.
Le juge n'aura plus qu'à déterminer le montant des
revenus sur base d'éléments probants avec l'obligation de les mentionner
dans le jugement. Pour les salariés, l'opération est quasi automatique.
Pour les indépendants, une petite enquête sera évidemment nécessaire.
T.R.
{tableau 1} |