|
lespapas.com Accueil
Les rubriques
Dossiers
|
|||||||
|
Les
contributions alimentaires
Halte à double peine ! Les pères sont victimes
de ce qu'on appelle en droit la double peine. Le parent secondarisé
(le père dans plus de 80% des cas -chiffres de l'institut
pour l'égalité hommes-femmes) est d'abord puni par
un bannissement, celui de ne plus pouvoir voir ses enfants. Dans
un deuxième temps, il est condamné à payer
son bannissement par une contribution alimentaire liée à
son bannissement. Il s'agit donc bien d'une double peine, interdite
normalement, mais largement tolérée quand il s'agit
d'écarter ces pères qui composent le coeur des parents
secondarisés. De plus, lorsqu'on parle des créances alimentaires, elles doivent comprendre les créances versées directement à l'enfant par chaque parent et celle versée indirectement par le parent secondarisé au parent principal pour l'enfant (cf. définitions ci-dessous) et non uniquement la créance indirecte (les associations féministes jouent sur cette ambiguïté pour imposer des montants de contributions alimentaires 2 à 3 fois supérieures à ce qu'elles devraient être). A cet égard, le service des créances
alimentaires (service qui vise à récupérer
les créances alimentaires non payées) est une supercherie
intellectuelle. Il ne tient compte que des créances alimentaires
indirectes fixées de manière arbitraire par les juges
(ceci est prouvé, et personne depuis plus d'un an n'a pas
le contredire). Nous sommes confrontés ici à un beau
cas de discrimination indirecte. Enfin, Lespapas.com/.be demandent, afin de rester dans les limites des règles supérieures de la Constitution, que les moyens affectés aux enfants après la séparation restent équivalents à ceux affectés avant la séparation, que la détermination des éventuels montants respecte des règles objectives et que cessent les collusions entre certains barreaux et certaines associations "féministes". Quelques définitions Le parent principal En octobre 2000, la revue Budget et Droit de Test-achats (association de consommateurs) avait consacré un des ses articles à la méthode Renard. Cette méthode tente d'objectiver le montant des contributions alimentaires. Aujourd'hui une partie de la jurisprudence va dans ce sens, mais elle est franchement minoritaire. Les chiffres que nous communiquons sont basés sur les formules Renard et Renard amélioré . Ils concernent le montant dû par le parent secondaire au parent principal dans le cadre de l'obligation d'aliments de l'article 203 du code civil. Pour rappel, la méthode Renard utilise la grille suivante pour déterminer les frais théoriques (Ff) d'un enfant selon son âge . Pour ceux qui maîtrisent les montants fréquemment exigés par une décision de justice, un constat s'impose assez rapidement. La manière de déterminer le montant des contributions alimentaires par les tribunaux se heurte à la réalité crue des chiffres. Elle est manifestement insuffisante. Face à la faillite de la justice en matière de familles, nous ne pouvons qu'encourager un débat honnête et équitable sur base de documents sérieux et condamner les pratiques aléatoires actuelles, basées plus souvent sur le vécu personnel ou/et les croyances des juges. L'impossibilité de prévisibilité des montants est un facteur d'insécurité juridique particulièrement discriminatoire. Des solutions ? Afin de désengorger les tribunaux et d'économiser de nombreuses dépenses au justiciable et à l'Etat, il serait utile de confier la détermination du montant de la contribution alimentaire à un organisme indépendant agréé. Selon nos calculs, une somme de 15 € par dossier et un petit subside de fonctionnement permettrait à cet organisme de travailler correctemment. C'est à peu près 100 fois moins que ce que les justiciables paient aujourd'hui en frais d'avocat et que ce que l'Etat débourse en frais de fonctionnement pour ces tribunaux en matière familiale. Les débats sur le montant de la contribution alimentaire prennent effectivement entre un tiers et la moitié du temps des procédures judiciaires . Cet organisme pourrait fournir un calcul objectif aux parties concernées présenté de manière pédagogique en moins de 48 heures. Le juge n'aura plus qu'à déterminer le montant des revenus sur base d'éléments probants avec l'obligation de les mentionner dans le jugement. Pour les salariés, l'opération est quasi automatique. Pour les indépendants, une petite enquête sera évidemment nécessaire. T.R.
|