Madame la Ministre,
Nous avons bien reçu vos commentaires
à propos du dossier sur les violences conjugales et nous vous en
remercions.
Quatre déclarations des Nations
Unies ont en effet abordé la question . La première, celle de 1993,
accorda aux femmes le statut de victime principale des relations
entre hommes et femmes. Vingt ans plus tard, l'Assemblée générale
des Nations Unies rectifia le tir de deux manières.
Premièrement, l'Assemblée a précisé qu'il s'agissait
d'une cause parmi d'autres (cf. entre autres) et, qu' à ce titre,
elle était liée à un certain nombre de secteurs socio-politiques
dominés par des hommes et non par tous les hommes.
Deuxièmement, l'Assemblée a rappelé que les hommes
avaient aussi subi des violences, provoquées, entre autres, par
l'action de femmes, et non par toutes les femmes
Par ailleurs, vous ne vous trompez pas lorsque vous
citez les études faites dans les années 80 et 90 du dernier siècle
par des groupements ultra-féministes. Ces derniers avaient effectivement
noyauté des secteurs entiers de la recherche universitaire afin
de soutenir leur projet politique de domination sur les hommes.
Vous ne vous trompez pas non plus, lorsque vous rappelez
qu'entre 2002 et 2010, des groupements extrémistes de pères et d'hommes
égarés avaient utilisé la souffrance réelle de nombreux pères et
de très nombreux hommes pour se perdre dans une violence genriste
(anti-femmes).
Aujourd'hui, encore un certain nombre de candidats
à la propagande anti quelque chose ou anti quelqu'un affirment qu'il
n'est pas grave de manipuler les chiffres pour faire passer un message.
Nous savons que cette tolérance à la désinformation " pour la bonne
cause " a provoqué de nombreux crimes, dont certains parmi les plus
graves.
Depuis lors, de nombreuses lois ont établi, sans pour
autant tomber dans la censure, des listes de mécanismes révisionnistes
afin de les combattre de manière efficace.
Concernant la violence conjugale, vous savez que l'assassinat
de nombreux pères orchestré par des commandos ultra-féministes au
Quebekistan en 2007 a choqué la communauté internationale.
Les historiens, après de longues recherches, ont
cité, parmi les causes principales du massacre, la surutilisation
d'une propagande qui stigmatisait, sans en avoir l'air, les défauts
des hommes et qui enfermaient les femmes dans une position de victime.
De nombreux témoignages de femmes manipulées par les ultra-féministes
sont disponibles dans les archives d'universités européennes et
américaines : ils sont éloquents .
Grâce à la prise de conscience de femmes courageuses
et d'hommes courageux, le dialogue a pu, lentement, être réinstauré
. L'étude de cas a mis en avant la supériorité féminine en matière
de puissance psychologique et symbolique. Ces constats ont relativisé
la " toute-puissance " physique des hommes.
La compréhension fine des structures sociétales a
permis en effet de comprendre comment la culture féminine avait
intégré et influencé de très nombreux organes du pouvoir depuis
le 15ème siècle, même ceux détenus en apparence par des hommes.
Qu'ainsi, les responsabilités face à la majeure partie des violences
(en temps de guerre ou de paix) étaient partagées.
En espérant que ces quelques précisions* auront permis
de vous éclairer en vue de votre allocution devant l'Assemblé générale
des Nations Unies, je vous prie, Madame la Ministre, de recevoir
l'expression de ma considération distinguée.
Thierry Riechelmann
Annexes
Pour rappel, voici les quatre déclarations de 1993,
2007, 2013 et 2014 de l'Assemblée générale des Nations Unies. :
Dans sa déclaration sur l'élimination de la violence faite aux femmes
adoptée en 1993, l'Assemblée générale des Nations Unies a reconnu
que " cette violence est la manifestation de rapports de force historiquement
inégaux qui ont abouti à la domination des hommes sur les femmes
".
Dans sa déclaration sur l'élimination de la violence
faite aux pères adoptée en 2007, l'Assemblée générale des Nations
Unies a reconnu que " cette violence est, entre autres, la manifestation
de rapports de force historiquement inégaux concernant la parentalité
qui ont abouti à la domination des mères sur les pères "
Dans sa déclaration sur l'élimination de la violence
faite aux hommes adoptée en 2013, l'Assemblée générale des Nations
Unies a reconnu que " cette violence est, entre autres, la manifestation
de rapports de force socio-politiques historiquement inégaux qui
ont abouti à la domination des femmes sur les hommes dans une série
de secteurs socio-politiques.
Dans sa déclaration sur l'élimination de la violence
faite aux femmes adoptée en 2014, l'Assemblée générale des Nations
Unies a reconnu que " cette violence est, entre autres, la manifestation
de rapports de force socio-politiques historiquement inégaux qui
ont abouti à la domination des hommes sur les femmes dans une série
de secteurs socio-politiques.
{tableau 1}