La
Belgique montrera-t-elle l’exemple à l’Europe en matière de Droit
familial non discriminatoire ? La Belgique s’apprête-t-elle à
vivre une prochaine révolution de son droit familial ?
Les projets de loi de la
Ministre de la Justice, Mme Onkelinx sur la garde alternée et
l’approche objective en matière de pensions alimentaires tentent
à le faire croire ! Cette révolution humaniste pourrait avoir
des conséquences au niveau européen ! Enfin, l’esprit des « Human
Rights » sera peut-être respecté en matière de droit familial
?
Depuis un peu plus d’un an, les mouvements de
défense des droits des parents secondarisés (parents qui, suite
à une décision judiciaire, voient moins leurs enfants que le parent
à qui la garde principale a été accordée) ont retrouvé de la vigueur
en Belgique francophone. Certes, toutes les évolutions attendues
du Droit de la Famille en Belgique ne sont sans doute pas uniquement
dues à cette soudaine effervescence.
Pourtant, il y a moins de deux ans, une unanimité
s’était constituée au niveau parlementaire pour concrétiser un
projet vieux de plus de 30 ans émanant de mouvements ultra-féministes
: le fonds de créances alimentaires. Sur le principe, ce projet
paraissait positif, mais dans la pratique, c’était une arme supplémentaire
à l’encontre des parents secondarisés - les ultra-féministes jouant
sur la fibre émotionnelle de la victimisation (faire croire qu’on
est victime alors que ce n’est pas ou peu le cas) pour convaincre
les élu(e)s de la Nation.
Moins de deux ans plus tard, cette « avancée
» ultra-féministe, est, sans l’affirmer ouvertement mais de fait,
balayée par l’annonce faite par la Ministre de la Justice Belge,
Mme Onkelinx, d’établir une approche objective en matière de pensions
alimentaires (basée sur la méthode Renard), ce qu’en substance
demandait « Famille, Droit et Démocratie », fer de lance du mouvement
des parents secondarisés, en la matière. Un large consensus s’étant
dégagé pour admettre que la loterie actuelle des pensions alimentaires
(chaque juge y allant de son credo) était intenable dans une pays
démocratique. Cela fait également suite à un autre projet hyper
important, le recours à la garde alternée (hébergement égalitaire)
comme modèle de base supplétif pour l’ensemble des familles belges.
A défaut d’un autre accord entre les parents, la garde alternée
devra toujours être d’office mise en place (avec des exceptions
évidemment).
Dans la foulée, la Ministre de la Justice veut
mettre également fin à l’inflation des expertises judiciaires,
aux reports trop fréquents des audiences à des fins dilatoires,
à la surutilisation des délais de contestation et au fouillis
des recours possibles. Toutes ces bonnes nouvelles pour les justiciables
auront également pour conséquence de diminuer le nombre de procédures
en Justice et donc de diminuer les coûts de l’administration judiciaire.
C’est cet élément financier qui a sans doute contribué à créer
cette alliance objective entre les mouvements de parents secondarisés
(Famille, Droit et démocratie (à l’origine du site lespapas.com),
Le Mouvement pour l’égalité parentale de Bruxelles, …) et les
responsables politiques francophones -Le parti socialiste et le
Centre démocrate humaniste en tête.
Bruxelles et la Wallonie sont en effet confrontées
à de très importantes difficultés financières et économiques,
contrairement à la Flandre, une des régions les plus riches d’Europe.
Une Justice mieux organisée, plus juste, plus objective, plus
douce et moins chère pourra peut-être lui permettre de redorer
son blason. Les effets dévastateurs de la célèbre affaire Dutroux
sont encore dans toutes les mémoires. On parlait alors de dysfonctionnements
de la Justice. Aujourd’hui, la Ministre de la Justice veut mettre
de l’ordre dans le droit familial. Y-aurait-il eu des dysfonctionnements
ici aussi ?
T. R.