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Les plaintes pour non-présentation
d'enfants
en augmentation [10/04] (Belgique) aa70
Entre 2000 et 2002, 50.303 plaintes ont été déposées
pour non-présentation d'enfant (non respect du droit aux relations
personnelles ou d'hébergement, anciennement non respect du droit de
garde ou de visite) malgré un jugement ou un accord à l'amiable.
L'évolution n'est pas constante selon les chiffres (en
2000, 17.306 plaintes ont été déposées ; en 2001, 16.196 ; en 2002,
16.801) car la manière de les encoder pose problème.
En effet, des grandes villes comme Bruxelles et Liège
sont sous-représentées dans ces statistiques alors que tout le monde
judiciaire sait que les problèmes de conflits parentaux non apaisés
sont particulièrement criants dans ces deux villes, et donc le nombre
de non-présentation d'enfants.
Les chiffres ne donnent pas la répartition hommes/femmes
de cette forme de délinquance ni les catégories de non-présentations
d'enfants. Les vraies et les fausses plaintes se côtoient allègrement.
Nous demandons que des outils soient créés afin de permettre
à la police fédérale et aux parquets de faire un tri en amont afin
de mieux comprendre la réalité sous-jacente.
Ce vide méthodologique explique peut-être que dans 43%
des cas, les plaintes sont classées sans suites. La non-présentation
d'enfant est pourtant le terme pudique et juridiquement correct pour
définir le rapt parental national. Est-ce si peu important que cela
?
{tableau 1} |