lespapas.com
"Par choix, les masques resisteront".
Copyright lpc / © lpc
Lespapas 2004-2006


Accueil
Home
Les papas
Chercher
Contacts

Les rubriques
Les brèves
Les dossiers
Liens-outils
Politique familiale
Livres
Nos valeurs
Copyright

Dossiers
thématiques
Le SAP
(syndrome
d'aliénation parentale)

Le HED
(hébergement
équilibré diachronique)
MUTUELLES
face aux pères
L'ECOLE
et ses discriminations

L'ARGENT
du divorce

 

Débattre et dialoguer
Etre incisif tout en étant à l'écoute
Copyright lespapas.com / © lespapas.com 2004-2006


L'affaire Marie-L, fausse victime du RER D, symptôme d'une nouvelle délinquance ?
(août 2004)

Epilogue:
lespapas.com en avance sur l'actualité !

Le Journal Le Monde dénonce enfin les victimisations abusives et explique que " le crédit accordé d'emblée aux mensonges de Marie L. illustre la Place centrale (en gras dans le texte) qu'occupent désormais les victimes dans nos sociétés. "
L'histoire de Marie.L révèle ainsi une nouvelle donne socio-politique.
Est-ce le début d'un changement de régime ?
Nos démocraties seraient-elles en train de changer de références, de repères ? L'évacuation des pères de la sphère familiale s'expliquerait-elle en partie par cette tendance ?

A notre grande satisfaction, le journal parisien Le monde a, plus d'une semaine après la publication sur le site lespapas.com de notre article " l'affaire Marie-Léonie, fausse victime d'une agression raciste " , embrayé le pas sur notre analyse. Même si le journal français patauge encore quelque peu dans sa recherche de vérité, il a néanmoins compris que la victimisation était au centre de cette affaire, et non pas le racisme comme écrit auparavant.

Peu avare en titres explicites -" L'affaire Marie L., miroir de la société française ", " L'affaire Marie L. révèle une société obsédée par ses victimes ", " Une opinion publique qui confère aujourd'hui à la victime un statut presque sacré "- , le journal Le Monde conclut à juste titre que l' " émotion contre raison " est désormais au centre de bien de démarches sociales.

Le quidam aujourd'hui vise à faire partie du clan des victimes afin de ne pas faire partie de celui des coupables. Cette vision manichéenne, propre à une démarche plus émotive, incapable de nuances, conduit hommes et femmes dans une quête effrénée de victimisation afin, soit de pouvoir simplement exister, soit de pouvoir monter des échelons dans la hiérarchie sociale.

Plus grave encore, le statut de victime fascine les masses et les médias. Elisabeth Roudinesco, historienne de la psychanalyse avertit (in Le Monde) du danger : "L'influence de la télé-réalité joue un très grand rôle : le déballage de la vie privée, d'une espèce de mythologie de l'intime, de tout ce qui peut être le plus voyeuriste et exhibitionniste, fait qu'on finit par être fasciné par n'importe quel récit, et notamment par ceux qui jouent sur les terreurs et les peurs " . Les discours extrémistes peuvent fleurir sur un tel terreau, même si, sans doute, ils seront composés d'autres parfums, encore inconnus aujourd'hui dans le jargon anti-raciste.

""
(In Le Monde)

La plupart des philosophes et des historiens, des sociologues interrogés par le journal Le monde " voient l'émergence d'une société pessimiste, rongée par l'incertitude, passée de l'espoir d'un bonheur collectif à la crainte d'un malheur individuel ".

Georges Vigarello (auteur d'une " Histoire du viol " au Seuil) met l'accent sur un changement de paradigme, de mode de fonctionnement de nos sociétés contemporaines, passées d'une référence extérieure et physique à une référence plus intérieure et psychologique : " Nous sommes ainsi dans une société où on est passé d'une criminalité crapuleuse à une criminalité psychologique ", " Nous sommes dans des sociétés qui refusent tout abaissement, toute mise à distance et tout système de hiérarchie et d'inégalité ", " Cette affaire doit nous amener à la vigilance " " Cette forme de démocratie d'opinion constitue une dérive par rapport à l'exigence démocratique " (in Le Monde)

A l'image du drame de la princesse Diana ou du héros sans ambitions positives de Gladiateur, François de Singly, sociologue au CNRS constate que " Les héros d'aujourd'hui sont des victimes ", que " La logique de l'individualisme conduit à une certain pessimisme pas seulement lié à la fatigue d'être soi (…) mais aussi lié à l'angoisse d'avoir quelque chose à dire ". Il est vrai qu'une victime ne doit rien démontrer, elle " est ", elle " existe " simplement, sans autres exigences, une fois pour toutes. Malheur à ceux qui remettraient en cause ce statut social, gagné à la sueur des fausses accusations, des sous-entendus tendancieux … "

On se légitime par le malheur que l'on subit ", précise (in Le Monde) Olivier Abel, professeur de philosophie. " La victimité est devenue la forme de légitimation de soi la plus aboutie ", " aujourd'hui, on est soit entièrement victime, soit on est entièrement coupable" et " il y a de moins en moins de gens qui veulent endosser des responsabilités ". Une société sans projets, sans héros porteurs d'idéaux constructeurs, sans idéologies positives ne peut aboutir qu'à un nombrilisme hyper susceptible et capricieux, hyper orwellien. Big psycho-brother serait-il en marche ?

A cette enseigne, " Etre victime, c'est chercher un responsable ", affirme Lucien Karpik, sociologue. C'est en cela que nous touchons à une nouvelle forme de délinquance psychologique, presque … virtuelle mais dont les conséquences sont bien réelles.

En se référant au courant de défense des droits des victimes, non seulement la Justice perd son caractère général et abstrait mais surtout est invitée à rechercher de nouveaux coupables, toujours plus nombreux puisque les victimes l'affirment. Dans de telles conditions, on peut évidemment déboucher assez rapidement sur un paradoxe. De vrais victimes (objectivement recensées) pourraient finalement endosser l'habit du bourreau parce que simplement elles sont encore porteuses d'un message de vérité, insoutenable, " indécent " pour les bataillons des fausses victimes.

Et les pères dans tout cela ! Fausses accusations, violences instinctives, appartenance indéfectible à un patriarcat sexiste … Autant de slogans basés sur aucune analyse rationnelle, sur aucun fait sociologique, autant de juges prêts à croire sans remords les dénonciations de mères parce qu'elles sont mères, parce qu'elles sont, tout le monde le sait, des victimes. La victimisation, merci, en tant que père, on connaît. Nous en sommes les vraies victimes. Nos enfants aussi. Pourtant, nous ne demandions rien … ou presque. Simplement vivre avec nos enfants, les accompagner sur leur route, les empêcher de tomber dans certains pièges … en un mot : être papa. C'était sans doute trop demander ! Puisqu'on ne nous l'accorde pas, à nous de nous battre pour l'obtenir et pour détruire l'idéologie de la victimité. A vous les femmes de la refuser.!

T.R.

 


L'affaire Marie-L, fausse victime du RER D, symptôme d'une nouvelle délinquance ?

Face à la virulence des fausses accusations,
face à la délinquance des fausses victimes,
une seule stratégie possible pour
les professionnels de l'enfance :
se munir d'outils pour démasquer
cette nouvelle violence,
traditionnellement féminine
mais parfois aussi masculine
.

Il y a peu, un fait divers a défrayé la chronique en France : l'agression à connotation raciste dans un RER d'une jeune mère avec son enfant. Elle avait été victime, selon ses propos, d'un acte raciste parce qu'elle habitait un cartier riche de la capitale française. Des jeunes maghrébins et des jeunes noirs s'en seraient même pris à son bébé (hématomes apparents sur le corps de l'enfant). On l'a nommé Marie-Léonie ou Marie-L. Son histoire avait ému jusqu'aux plus hauts responsables de l'Etat ( Chirac, Raffarin).

Par la suite, on a appris qu'il s'agissait d'un énorme mensonge. Bien des journalistes, des psychologues … se sont penchés sur son cas pour essayer de comprendre. Parmi eux, Henri Raczymow, écrivain, signa dans le journal Le Monde un article intitulé " Une menteuse qui dit la vérité ".

Selon Raczymow, " Marie-Léonie n'a pas inventée une histoire. Elle se l'est appropriée. Car cette histoire est vraie. Sauf que le protagoniste était banalement un homme." . Et d'ajouter " Marie-Léonie n'est pas une mythomane. C'est une usurpatrice. Elle ment, mais elle ment vrai. "

Donc, aujourd'hui, malgré les faits, malgré la vérité judiciaire (Marie-L a été condamnée à plusieurs mois de prison pour ses mensonges) , des intellectuels bien pensants affirment que Marie-L disait en fait la vérité. La vérité dont il s'agit est la vérité d'une société confrontée à une multiplication des actes racistes les plus vils. En d'autres temps, en d'autres lieux, cette attitude aurait été condamnée pour révisionnisme immédiat. Révisionnisme parce que la vérité historique est dévalué et/ou modifiée. Immédiat parce que cette vérité historique est immédiatement modifiée, sans analyse possible du phénomène a posteriori.

Or la fausse agression sur Marie-L est d'abord l'histoire d'une mise en scène, celle d'une super victime (jeune femme, mère de famille, blanche, apparemment riche, fragile, innocente, …) avant d'être une agression raciste. Marie-L est l'instigatrice d'une rumeur, elle joue au " corbeau ". La " victime " est en fait une délinquante. Dire de Marie-L qu'elle est " une menteuse qui dit la vérité " revient à ne pas se poser la question du sens profond de son acte et finalement revient à le cautionner tout en la déresponsabilisant.

Ce pitoyable fait divers nous montre donc qu'une victime peut aujourd'hui manipuler des policiers, des juges d'instructions, des journalistes, des hommes politiques influents, des intellectuels, des écrivains …. Cette toute puissance, lorsqu'elle est démasquée, est pour beaucoup intolérable. Certains vont cacher cette réalité derrière des mots (c'est une mythomane …), d'autres devront malgré l'évidence continuer à croire le mensonge sous d'autres formes. Mais, presque tous ne pourront admettre de s'être fait rouler dans la farine par une personne si fragile en apparence, si innocente. Cela demanderait une remise en question plus fondamentale de certains comportements.

Mais quels sont-ils ces comportements à l'origine de ce fait divers. Aujourd'hui, se faire passer pour victime est perçu par certains comme une stratégie pour améliorer son statut social.(Marie-L ment pour tenter de dépasser une crise économique personnelle). La victimisation est devenue une arme, une politique très efficace. Les pays les moins respectueux du Droit international se présentent toujours comme des victimes d'agressions extérieures, les plus grands abus (au niveau quantitatif) du droit interne (en droit familial essentiellement) se basent sur l'institutionnalisation du caractère de victime par défaut de la femme, de l'enfant ou de la mère, …

Cela engendre de fausses alertes à la violence fonctionnant comme des fausses alertes à la bombes. Elles noient les vrais criminels, les vrais délinquants, les vrais poseurs de bombes dans un océan de simples citoyens accusés abusivement de crimes, de délits. Lors d'une procédure en divorce ou d'une procédure concernant la résidence ou l'hébergement des enfants, 90% des accusations de violence, de pédophilie, d'instabilité, d'harcèlement se révèlent être fausses. Elles constituent le symptôme d'un choix stratégique malheureusement efficace. Etre victime permet en effet bien souvent d'arriver à ses fins. Beaucoup de papas en subissent les conséquences.

Ces attitudes, traditionnellement féminines, largement encouragées par de nombreux mouvements féministes, sont particulièrement violentes. Il est urgent de se forger une législation anti-fausses victimes. Il est urgent que les policiers, les juges, les psychologues se forment pour pouvoir débusquer assez rapidement ces attitudes délinquantes particulièrement sournoises, qu'elles émanent d'hommes ou de femmes, sans discriminations.

Thierry Riechelmann

 

D'autres articles

Les fausses excuses de M. Jean-Yves Hayez
Le médiateur décodeur
Les différences entre les sexes !
DOSSIER ARTE : Les humanophobes sont de retour !
La violence subie par les hommes : quelques réalités en chiffres !
Accueil tout en nuances de l'avant projet de loi sur la garde alternée de Mme Laurette Onkelinx
Positivisme, réaction sociale et retour de la victime en droit familial
Le double visage du féminisme, exemple belge d'une évolution européenne ?
Le langage du père, sous toutes ses formes
Le Christ et la paternité
Evolution du droit et des mentalités en matière de divorce en France
Madame la Ministre (fiction du Père Noël)
CAP SUR L'ENFANCE
VIOLENCES CONJUGALES, le vrai et le faux !
Une sonnette d'alarme pour éviter l'incitation au parricide socio-juridique
Paroles de Marcel Rufo Œdipe toi-même
Pour un dépistage du mal-développement de l'enfant
Le lien d'attachement mère-enfant chez les jeunes enfants.
La relation d'activation père-enfant
Entre néo-sexisme et démagogie, Aldo Naouri nous explique
" Pourquoi les pères doivent reprendre le pouvoir aux mères "

La famille dans tous ses états, chiffres à l’appui !

Le monde diplomatique misandre et anti-père ?
La recherche du statu quo en matière d'hébergement comme politique
d'exclusion paternelle

L'affaire Marie-L (ou Marie Leblanc), fausse victime du RER D, symptôme d'une nouvelle délinquance ?
Epilogue: lespapas.com en avance sur l'actualité !

Halte à double peine !
Halte au delit de "sale sexe"