Pour un dépistage
du mal-développement de l'enfant
De par ses nombreuses actions,
ses nombreux contacts et ses nombreux dossiers depuis mars 2003,
le Mouvement pour l'égalité parentale, antenne de Bruxelles, en
collaboration avec Famille, Droit et démocratie (lespapas.be) tente
de sensibiliser l'opinion publique, les médias et les acteurs socio-politiques
belges afin de restituer une place digne d'une démocratie aux parents
secondarisés.
(octobre 2004)
Ainsi, tout dernièrement encore, dans le cadre du
respect des articles 373 et 374 du code civil, nous avons demandé
que le principe de l'autorité parentale soit enfin respecté dans
le quotidien des parents, que ce soit dans leur rapport à l'école,
aux administrations ou encore en matière de mutuelle ou de santé.
Car bien souvent, pour faire valoir leurs droits minimaux, les parents
secondarisés (à plus de 80% composé de pères - cf. Rapport de l'institut
pour l'égalité hommes-femmes) sont confrontés à un vrai parcours
du combattant, à cause d'un système d'inertie passive.
Sans compter les agressions actives dont sont victimes
et les enfants et les parents secondarisés. L'aliénation parentale
(cf. W. von Boch-Galhau -neurologue, psychiatre et psychothérapeute
à Würzburg - in Synapse, septembre 2002), cette volonté névrotique
d'un parent de vouloir éliminer l'autre parent, se met en place
d'autant plus facilement que le rapport de temps d'hébergement est
déséquilibré.
Un hébergement équilibré diachronique a comme principal
intérêt de pouvoir prévenir de telles dérives. Le temps suffisamment
long passé chez un parent le vaccine contre les attaques de l'autre
parent et ainsi l'enfant n'est plus coincé dans le douloureux conflit
de loyauté.
En matière de santé, nous avons aussi constaté des
pratiques anti-humanistes, des pratiques qui trahissent le Serment
d'Hippocrate. Quand un médecin signe un certificat médical de complaisance
afin de maintenir une relation commerciale de qualité avec son client,
nous ne pouvons le tolérer et nous invitons nos élus à y mettre
de l'ordre.
A l'instar de ce qui se passe dans d'autres secteurs,
nous voudrions que le mécanisme du " médecin conseil inter-parental"
devienne opérationnel afin d'éviter que des non-présentations d'enfant
soient couvertes par des certificats médicaux de complaisance, que
de fausses accusations de violence (technique très fréquemment utilisée
en cas de séparation ou de divorce) soient avalisées par des professionnels
de la santé sous influence.
Pour en finir avec ce climat de violence institutionnelle
et structurelle, nous proposons à nos élus un contrat d'avenir pour
les familles wallonnes et bruxelloises, basée sur une stratégie
de la régulation, de l'écoute et de la modestie. Quand on s'inquiète
du nombre de places de crèches, quand on met en place la déduction
fiscale pour les garde d'enfants jusqu'à 12 ans, quand on veut que
nos jeunes soient moins tentés par la cigarette, on peut, et c'est
utile, réfléchir de manière globale et centralisée.
Mais, souvent une approche de proximité peut alléger
et rendre encore plus efficace les politiques-cadres mises en place.
Ainsi, avant d'offrir une place de crèche, si on vérifiait que personne
au sein de la famille de l'enfant ne puisse combler la demande (nous
pensons évidemment au parent secondaire et à ses parents), peut-être
que le nombre de demandes diminuerait.
Ce serait aussi une façon de restaurer du sens à
de nombreux parents secondarisés en mal d'emploi ou de personnes
âgées en mal de liens sociaux. Pour la déduction des gardes d'enfant,
le même principe pourrait aussi offrir quelques résultats positifs.
Quant au tabagisme des enfants et des adolescents, le journal Le
soir avait révélé il n'y a pas si longtemps que la cigarette apportait
d'abord aux jeunes une sensation de bien-être psychologique.
Et en effet, les enfants sont des capteurs de stress
fort sensibles. Aujourd'hui, la maltraitance d'enfant est d'abord,
et de loin (chiffres répercutés par le journal Le Monde), une histoire
de conflits parentaux non apaisés, bien avant les problèmes socio-économiques,
l'alcool ou la drogue des parents.
Dans un souci de non-violence, nous espérons qu'enfin
nos élus puissent mieux dépister les causes du mal-développement
de beaucoup de nos enfants, qu'ils puissent écouter nos propositions
qui sont souvent peu coûteuses et qui veulent utiliser les structures
existantes .
Des propositions pour un parcours qualifiant de
nos enfants, pour un avenir moins perturbé. Des propositions pour
une approche plus pertinente de la réalité qui intègre la notion
de partenariat parental et la recherche de synergies pédagogiques
entre professionnels de l'enfance et acteurs de grandissement, à
savoir les parents.
{tableau 1}