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L’aliénation parentale est
une atteinte grave aux droits de l’enfant. Légiférer
en la matière pourrait améliorer la vie d’un nombre
important d’enfants et de parents.
Manipulations parentales ...
Manipulations sectaires ... Même combat ?
Dans les numéros suivants de «Mon papa,le
juge et moi», nous allons passer en revue quelques notions
essentielles qui circulent sur l’aliénation parentale.
Dans ce numéro, nous nous limiterons à approcher le
concept avec des termes simples, pas trop techniques.
Nous pensons qu’il est en effet essentiel d’arrêter
de tenter de comprendre de manière trop technique la
réalité de l’aliénation parentale. Dans cette matière,
il est bien plus essentiel de se focaliser sur les solutions
que sur les causes.
Dans cet esprit, nous avons aussi rencontré
Mme Masson qui nous parlera du travail de sensibilisation
à l’aliénation parentale qu’elle a entamé il y a déjà
quelques années. Au mois de juin, Mme Masson organise
d’ailleurs un séminaire sur la pratique de Cochem (Allemagne)
en matière de résolution des conflits parentaux. Dans
nos prochains numéros, nous verrons que l’aliénation
parentale peut se «guérir» par la mise en place de processus
non psychologiques.
L’aliénation parentale est donc un terme
abstrait qui recouvre des réalités très concrètes. En
général, quand il y a aliénation parentale, il y conflit,
il y a séparation, il y a souffrance, il y a dépendance
et il y a manipulation.
Le conflit parental peut avoir des conséquences
graves sur la santé mentale des enfants. Au delà de
la polémique lancée par quelques pédopsychiatres sur
la qualification de la notion, l’aliénation parentale
figure plus que certainement parmi les risques majeurs
encourus par l'enfant.
De plus en plus d’acteurs judiciaires
commencent à intégrer le concept. Même la Cour européenne
des droits de l’homme l’a admis dans sa jurisprudence.
Le concept de SAP ou syndrôme d’aliénation
parentale a été inventé par Gardner. Les analyses de
cet Américain furent longtemps contestées. Certains
l’ont même accusé d’être pédophile. Cela nous éclaire
sur le caractère particulièrement sensible de la notion.
Au fond, sans être trop technique, de
quoi s’agit-il ? L’agent actif d’une aliénation parentale
vise à rendre un enfant étranger à l’un de ses parents.
En général, il s’agit d’un parent qui ne vit que pour
détruire la relation de l’enfant avec l’autre parent.
Un enfant, comme tout être humain, se défendra contre
une agression extérieure. C’est un signe de santé mentale.
Le problème avec l’aliénation mentale, c’est que le
corps extérieur est un parent aimé. C’est évidemment
déroutant. Du jour au lendemain, ou presque, un enfant
détestera son père ou sa mère, sans raison apparente
et sans cause liée à la relation entre l’enfant et le
parent rejeté..
Les experts de l’aliénation parentale
la comparent aux mécanismes d’endoctrinement présents
dans certaines sectes. Le syndrôme de Stockholm est
aussi souvent cité pour mieux comprendre les mécanismes
à l’oeuvre.
Les analyses de Monsieur W. von Boch-Galhau,
neurologue, psychiatre et psychothérapeute en Allemagne
nous aident à cerner techniquement la notion.
Pour M. von Boch-Gallau, l’aliénation
parentale est générée par l'un ou par les deux parents
moyennant des actions de manipulation ou de programmation.
L'enfant dépend de la bienveillance de celui de ses
parents qui le programme et le manipule. Il perd alors
le sentiment de la réalité et de ses propres limites.
Les adolescents anorexiques ou toxicomes présentent
le même type de sytmptômes. Au niveau affectif, l'enfant
acquiert des modèles extrêmes de soumission et de domination.
Le parent aliénant n’est pas toujrours
conscient de son oeuvre. Un fait déclencheur peut le
ramener à une souffrance archaïque qui le conduira à
commettre des actes irrationnels et ciblés contre l’autre
parent, et uniquement contre l’autre parent. Souvent,
l’entourage de la personne ne s’en rend pas compte.
Le comportement du parent manipulateur ne se produit
souvent qu’en présence de l’enfant. Le parent manipulateur
a en quelque sorte une «double personnalité».
L'ancien conjoint(e) devient et restera
le méchant/la méchante. La panique de perdre son enfant
après avoir déjà perdu son partenaire peut être à l’origine
du mécanisme. Des sentiments de vengeance sont aussi
très fréquents.
La raison pour laquelle l'abus est souvent
difficile à identifier est qu'il ne se produit pas dans
l'intention de faire du mal, mais revêtu de l'apparence
de l'amour.
* SAP en français
{tableau 1} |