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L'enfant n'est pas sociable
par essence (04/05) ab20
Il y a peu, les médias avaient annoncé la mort d'un
nourrisson tué par un enfant de 3 ans . Contrairement à l'idéologie
dominante, l'enfant n'est pas un être dénué de pulsions agressives.
Que du contraire, et d'ailleurs Freud nous avait prévenu.
Pour le célèbre psychanalyste, l'enfant est spontanément habité par
la violence pulsionnelle. Il a besoin de son environnement et de sa
famille pour l'aider à transcender cette violence brute en autre chose
que de la destruction.
Les repères servent à cet objectif afin de l'engager
sur la voie de la sociabilité. Aujourd'hui, la sphère familiale vit
des changements importants. Familles monoparentales, désirs éducatifs
croissant des pères, égalitarisme ….
Certes, les rôles parentaux peuvent être échangés entre
hommes et femmes. Ceci étant dit, sous couvert d'égalité parentale,
il ne faut pas non plus oublier certains d'entre eux moins immédiatement
" valorisants ".
Eduquer, confronter, donner des repères -tâche traditionnellement
plus masculine- sont des gages pour une enfance moins violente. Les
femmes peuvent évidemment aussi exercer ce rôle difficile et souvent
ingrat. Aujourd'hui, cependant, une tendance se dessine : celle de
la démission des pères face à leurs propres rôles et un désintérêt
souvent trop marqué des mères pour les rôles paternels traditionnels,
considérés comme autant de relents d'un autoritarisme anachronique.
Il faudra pourtant que les parents acceptent la violence
de leurs enfants dès leur plus jeune âge pour pouvoir mieux y faire
face. Cela passera par la réintégration de l'autorité parentale, cette
forme de dialogue souple entre deux projets différents : devenir adulte
et être parent. Cela demande amour et responsabilité.
{tableau 1} |