Le conflit
parental : comment l'éviter ?
Aujourd'hui le conflit
rapporte !
Le parent principal à tout intérêt
à laisser les relations interparentales se dégrader.
Le parent de mauvaise foi organisera volontairement le conflit,
parfois sur conseils de son avocat, c'est alors l'enfant et le parent
secondarisé qui en subissent les conséquences.
In fine, tout se ramène au même constat
: comment éviter le conflit parental quand le conflit de
couple éclate ?
Avant toute chose, on pourrait faire confiance aux
parents, leur laissant la maturité de distinguer leur propre
intérêt de celui de leurs enfants. Malheureusement,
dans la réalité, dans près de 50% des séparations,
ces attitudes " adultes " ne sont pas choisies par les parents en
conflit. On pourrait également demander aux parents de suivre
des formations ou des thérapies, dans l'intérêt
des enfants. Ce serait une atteinte à la vie privée
particulièrement intrusive. La seule solution est sans doute
de construire une série de garde-fous qui permettront à
la famille éclatée d'échapper, au moins, aux
complications indirectes du conflit.
Sur le conflit initial, se greffe aujourd'hui une
série de violences indirectes, ce qui a pour conséquence
d'aggraver la situation et d'envenimer les relations inter-parentales
post-séparation. Ainsi le fait de mettre en place une application
effective de l'autorité parentale conjointe (école,
santé, administrations
) pourrait fortement atténuer
la violence post-séparation.
De manière
transversale, nous allons donc énoncer
une liste de propositions concrètes.
Notre soucis est d'éviter
une " guerre civile familiale "
pour les enfants
et pour les parents.
La simplification des procédures
judiciaires
Vers une simplification drastique du Droit familial.
Regrouper d'urgence toutes les compétences en matière
familiale au sein d'une seule structure judiciaire : le juge aux
affaires familiales.
Eviter chaque fois que cela est possible la résolution
des séparations devant les instances judiciaires. Voter une
loi supplétive sur le contrat parental en cas de séparation
ou de divorce afin d'organiser de manière plus douce ce moment
de crise au sein des familles,
Regrouper toutes les lois familiales dans un code
de la famille.
Créer un " référé fédéral
familial trilingue ".
L'école doit être
neutre face au conflit
L'école est un lieu neutre pour l'enfant, elle
ne doit pas prendre parti dans le conflit parental.
La création d'un service de conciliation scolaire subsidié
et indépendant pour les parents en conflit.
Un droit à l'information et à la décision quelque
soit le réseau, pour les parents secondaires
Des sanctions pénales à l'encontre de tout intervenant
scolaire pris en flagrant délit de ségrégation
parentale
La chasse aux discriminations
Mettre en place une égalité réelle
et non uniquement théorique dans l'accès aux logements
sociaux, à l'aide juridique ...
Dans l'intérêt des enfants, aucun parent
ne devrait subir de discriminations directes ou indirectes, financières
ou relationnelles. Un organisme spécialisé (par exemple
: conseil supérieur de la coparentalité) pourrait
recevoir les plaintes en la matière en collaboration étroite
avec le Centre pour l'égalité des chances et l'Institut
pour l'égalité entre hommes et femmes : il aura entre
autres pour objectif de vérifier que les services d'aide
à la jeunesse ne dérapent plus et pourra donc faire
suivre les plaintes individuelles motivées.
Il faudrait, qu'après une séparation,
hommes et femmes, parents principaux et parents secondaires, restent
égaux dans leurs rôles envers leurs enfants, ce conformément
aux responsabilités identiques prévues par les lois
du pays.
Abroger les lois et les articles du code civil discriminatoires
(exemple : l'exception à " l'exception d'inexécution
", la non application du paiement d'indû
)
Intérêt supérieur
de l'enfant peut être précisé
par la négative ou de manière positive
(ici quelques approches positives)
L'intérêt de l'enfant est de pouvoir
vivre avec ses deux parents de manière équilibrée.
Le droit de l'enfant est d'être éduqué par ses
deux parents.
Mettre en place l'hébergement minimum vital (un week-end
sur deux (vendredi à lundi) et un mercredi sur deux (jusqu'à
jeudi matin). Et encourager l'hébergement alterné
L'intérêt de l'enfant passe par une contribution alimentaire
équitable et objective afin de garantir un climat de respect
entre les parents, qui est bénéfique pour la santé
mentale des enfants
Mettre un parent en prison est une agression aussi vis-à-vis
de l'enfant.
Se placer dans une logique d'écoute et de résolution
des conflits et non l'inverse
Par ailleurs, Caps Enfance a précisé,
par la négative, le concept de "non-intérêts
de l'enfant"
La Rumeur
Condamner avec fermeté toute dérive
diffamatoire (fausses accusations de pédophilie, de violence
conjugale, de tentative de rapt
).
Interdire les certificats de complaisance et mise
en place d'un service médical agrée et spécialisée
qui puisse vérifier la pertinence des accusations.
Mettre en place la politique du " Boomerang " ou du
" pollueur-payeur ". Une fausse accusation de pédophilie
est une forme de complicité à la pédophilie
puisqu'elle empêche de rechercher les vrais pédophiles.
Idem pour les autres fausses accusations. Reprendre le principe
de la pénalisation des fausses alertes à la bombe
pour la détermination des peines.
Toutes les associations et organisations subsidiées
par l'Etat doivent respecter un devoir de réserve avant de
défendre des propositions militantes dont le fondement n'a
pas été prouvé de manière objective.
L'hébergement égalitaire
alterné diachronique
Elaborer et voter une loi portant sur l'obligation
de consacrer un hébergement équilibré alterné
évolutif, par moitié du temps, des enfants de parents
séparés ou divorcés sur demande d'au moins
un des deux parents et pour ce parent. En dehors de tout accord
entre parties, cette loi " anti-discriminatoire " doit devenir la
base juridique supplétive du droit familial belge. Des modalités
pratiques de son application, par arrêtés d'exécution,
devront évidemment être prises également. Cette
loi devra avoir un effet rétroactif sur les décisions
judiciaires antérieures à sa publication.
La fixation équitable
et objective de la contribution alimentaire
Elaborer et voter une loi sur l'obligation d'utiliser
une méthode objective lors de la détermination du
montant de la contribution alimentaire. Nous demandons que cette
méthode s'inspire de la méthode Renard, qu'elle tienne
compte de l'hébergement annuel, des frais fixes et de l'appauvrissement
des deux parents lié à toute séparation, et
qu'elle intègre les faux frais extraordinaires. A défaut
d'autre accord entre les parents, cette loi " anti-discriminatoire
" doit faire partie de la base juridique supplétive du droit
familial belge. Des modalités pratiques de son application
et des sanctions, par arrêtés d'exécution, devront
aussi être prévues et votées. Cette loi pourrait
être rétroactive.
{tableau 1}