La non-représentation
d'un enfant
Les raisons qui poussent un des parents à
ne pas remettre l'enfant à l'autre sont très diverses.
Elles ne peuvent se justifier que dans des cas de maltraitances
prouvées et dénoncées officiellement . Ainsi,
les droits de la défense du parent accusé seront présérvés
et les abus éventuels des parents dénonciateurs limités.
Comprendre les craintes
d'une maman
Des mamans ont difficile de laisser partir leur
enfant le week-end et lors des périodes de vacances, surtout
lorsque l'enfant est fort jeune. On peut l'entendre lorsque le père
fut particulièrement absent dans le passé. A l'inverse,
vis-à-vis d'un enfant habitué à entretenir
des relations régulières avec son père, les
craintes ne peuvent se justifier. Les prétextes protectionnels
utilisés doivent alors être compris comme une volonté
de détruire la relation père-enfant(s) .
Cette exclusion peut
se produire de deux manières.
1) Avec énergie. Dans ce cas, le parent principal
ne se justifie même pas. Il empêche ouvertement les
contacs des enfants avec le parent secondaire (faux certificats
médicaux avec " sortie interdite ", activités chez
des copains, copines de l'enfant, activités para-scolaires,
oublis des périodes de garde
).
2) Par inertie. Un jugement lacunaire ou interprété
de façon unilatérale peut servir cette cause : " tu
n'as qu'à demander au juge de changer le jugement ". Le désir
orienté des enfants sert aussi de prétexte : " je
ne vais quand même pas forcer l'enfant à venir chez
toi s'il ne désire pas te voir
"...
Classements sans suite
La plainte pour non-présentation d'enfant
reste le seul recours d'un parent lorsque l'enfant ne lui est pas
remis. Le week-end, ces plaintes occupent une grande partie du travail
des commissariats de police. En général, le parquet
ne poursuit pas. Ces plaintes classées sans suite encouragent
les attitudes délictuelles des parents principaux, rapteurs
ordinaires. A ce titre, l'Etat encourage par inertie le recours
à la violence.
Contrairement à la contribution alimentaire,
les week-ends ou les vacances perdues ne peuvent jamais être
récupérées.
Le choix de l'enfant
Un enfant est-il réellement apte à
décider s'il souhaite maintenir le contact avec un de ses
parents. Est-il apte, même à 12 ans ou plus à
prendre cette décision ? A-t'on le droit de le responsabiliser,
de lui faire jouer un rôle d'adulte qu'il n'a pas à
tenir. Certains pédo-psychiatres parlent, par provocation,
à cet égard de " pédophilie psychique ou institutionnelle
". Sans vouloir tomber dans la polémique gratuite, il reste
néanmoins une question en suspens à la quelle on ne
peut pas ne pas répondre ! Comment déterminter de
manière plus objective et plus prudente la notion de l'intérêt
supérieur de l'enfant, notion juridique qui aujourd'hui souffre
pour le moins d'un manque de précision.
Aujourd'hui, les conflits de loyauté,
la peur de déplaire au parent gardien, le P.A.S.(Syndrome
d'aliénation parental ) et d'autres formes de maltraitances
d'origine structurelle condamnent des enfants à vivre des
traumas psychiques d'une grande lourdeur. Ils ne peuvent plus vivre
leur enfance et leur adolescence comme une période priviliégiée
de légéreté, de jeu et de spontanéité.
Les indispensables moteurs de la croissance sont alors en panne.
Conclusion
La non-présentation d'enfant reste le
choix du parent principal, mais elle est clairement encouragée
par l'inertie judiciaire. A ce titre, il s'agir d'une forme de violence
particulièrement destructrice car difficilement définissable
et contestable.
{tableau 1}