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Aspect
financier
En amont : les contributions
alimentaires
Qui s'intéresse de plus près aux créances alimentaires,
remarquera que l'on ne parle que très rarement de l'ensemble des créances
alimentaires dues à l'enfant, mais surtout des créances dues à un
parent par l'autre parent pour les enfants. L'accent est donc davantage
mis sur le rapport entre parents que sur celui entre les enfants et
les parents.
Afin de rester dans les limites des règles supérieures
de la Constitution, nous devons admettre que les moyens affectés aux
enfants après la séparation doivent être équivalents à ceux affectés
avant la séparation
Voici pour commencer quelques
définitions
Le parent principal
est le parent qui s'occupe le plus longtemps, temporellement parlant
(vacances comprises), de son enfant ou de ses enfants, soit plus de
7 jours sur 14 (ce fait peut être la conséquence d'une décision de
justice ou non),
Le parent secondaire
est le parent qui s'occupe le moins longtemps, temporellement parlant
(vacances comprises), de son enfant ou de ses enfants, soit moins
de 7 jours sur 14 (ce fait peut être la conséquence d'une décision
de justice ou non) ;
Le père est la personne
qui a reconnu l'enfant (géniteur, adoptant ou autre), la mère est
la personne qui a reconnu l'enfant (génitrice ou adoptante),
Le créancier alimentaire direct
est l'enfant, le créancier alimentaire indirect est le parent qui
bénéficie d'une contribution alimentaire pour l'enfant de l'autre
parent ( en général le parent principal),
Les débiteurs alimentaires
directs sont le parent principal et le parent secondaire,
le débiteur alimentaire indirect est le parent qui doit verser une
contribution alimentaire pour l'enfant à l'autre parent (en général
le parent secondaire).
La créance alimentaire directe
ou la dette alimentaire directe est la somme due aux enfants
par chaque parent, selon qu'on se place du point de vue de l'enfant
ou du parent,
La créance ou dette alimentaire
indirecte est la somme versée à un parent pour l'entretien
partiel des enfants dans le cadre des aliments dus à l'enfant, selon
que l'on se place du point de vue de l'enfant ou du parent.
En octobre 2000, la revue Budget et Droit de Test-achats
avait consacré un des ses articles à la méthode Renard. Cette méthode
tente d'objectiver le montant des contributions alimentaires. Aujourd'hui
une partie de la jurisprudence va dans ce sens, mais elle est franchement
minoritaire.
Un logiciel informatique existe, édité par une maison
d'édition spécialisée dans les ouvrages juridiques : il s'inspire
de la logique de la méthode Renard mais il est, sous de nombreux
aspects, non respectueux d'une logique objective.
Les chiffres que nous communiquons sont basés sur les
formules Renard et Renard amélioré concernant le montant dû par le
parent secondaire au parent principal dans le cadre de l'obligation
d'aliments de l'article 203 du code civil.
Deux remarques :
1°) la manière de fixer le temps d'hébergement du parent
secondaire doit se faire sur une base annuelle afin de ne pas oublier
les périodes de vacances.
2°) La méthode Renard de base ne tient pas compte des
frais fixes liés au devoir d'entretien des enfants (lit, logement,
certains déplacements, vacances, jouets, vêtements de base …). Dans
une vision minimaliste, il serait pertinent de considérer que ces
frais s'élèvent à au moins 30% des dépenses totales pour les enfants
du ménage avant séparation.
Ainsi, les formules de base
et adaptées
de la méthode Renard deviennent :
a) formule de base
Ctb = Re(1-Hpè) - AF - Rsmè(Re - AF)
b) Formule adaptée avec frais
fixes
Ctb = Re(1-Hpè)(1-Ff) - AF - Rsmè(Re(1-Ff) - AF) + f*Re(1/2-
Rsmè)
Ctb = Contribution du parent secondaire pour le parent
principal
Fth = Frais théoriques
Rpè = Revenus Père
Rmè = Revenus Mère
Re = (Rpè + Rmè + AF)(Fth/1+Fth) = Part des revenus du ménage avant
séparation consacrée aux enfants
Hpè = Proportion annuelle de temps de l'hébergement du père ( exemple
: 25% de temps = 0.25)
AF = Allocations familiales
Ff = Frais fixes ( exemple : 30% de frais fixes = 0.30)
Rsmè = Rapport, en pourcentage, du salaire de la mère par rapport
au père (exemple : Salaire mère 900 €, salaire du père, 1500€, somme
totale : 2400€ : Rspè = 900/2400 = 0.375)
Remarque sur les formules
Les formules ci-dessus sont des formules provisoires
qui ne rendent pas compte de toutes les réalités. Depuis
lors, nous avons amélioré l'approche mathématique.
Les solutions
Afin de désengorger les tribunaux et d'économiser de
nombreuses dépenses au justiciable et à l'Etat, il serait utile de
confier la détermination du montant de la contribution alimentaire
à un organisme indépendant agréé.
Selon nos calculs, une somme de 15 € par dossier et
un petit subside de fonctionnement permettrait à cet organisme de
travailler correctemment. C'est à peu près 100 fois moins que ce que
les justiciables paient aujourd'hui en frais d'avocat et que ce que
l'Etat débourse en frais de fonctionnement pour ces tribunaux en matière
familiale. Les débats sur le montant de la contribution alimentaire
prennent effectivement entre un tiers et la moitié du temps des procédures
judiciaires .
Cet organisme pourrait fournir un calcul objectif aux
parties concernées présenté de manière pédagogique en moins de 48
heures. Le juge n'aura plus qu'à déterminer le montant des revenus
sur base d'éléments probants avec l'obligation de les mentionner dans
le jugement. Pour les salariés, l'opération est quasi automatique.
Pour les indépendants, une petite enquête sera évidemment nécessaire.
Deux fichiers complémentaires
La grille Renard
(.pdf)
Deux applications
des méthodes Renard (de base et adaptée) (.pdf)
{tableau 1} |