La rumeur, violence psychique
La violence conjugale est reconnue et est
condamnable, quelle que soit son expression. Les rumeurs, les fausses
accusations de violence, d'harcèlement, d'attouchement sexuel,
les soupçons abusifs d'enlèvement sont utilisés
de manière croissante par certains parents principaux pour
se placer de manière favorable devant les tribunaux.
De nombreux pères se voient ainsi écartés
physiquement de leurs enfants sur base du principe de précaution
synchronique (décision prise ponctuellement sans considération
objective pour l'avenir de l'enfant) , théoriquement intéressant,
mais malheureusement très destructeur dans la pratique. Le
principe de précaution en matière familiale ne pourrait
être que diachronique (qui tienne compte de l'intérêt
de l'enfant pas uniquement au moment de la décision mais
sur base de l'ensemble de son évolution - de 0 à 25
ans).
La rumeur est une forme de
violence particulièrement efficace
Dans leurs conclusions, nombre d'avocats abusent de
sous-entendus diffamatoires sans amener un début de preuve.
Sur base de l'adage " Diffamez, diffamez, il en restera toujours quelque
chose ", des vies sont sacrifiées sans que de véritables
sanctions ne soient prévues. L'objectif est souvent d'épuiser
la partie adverse consciente de son obligation de démentir
ces allégations sous peine de les cautionner par un silence
" suspect ". La recette marche trop souvent. Ainsi le juge prendra
par prudence des mesures provisoires, l'école écartera
le père par peur de " sa violence ", l'entourage proche aura
tendance à croire les propos d'une mère, " si fragile
et si maternante ", le pédiatre de l'enfant se méfiera
du père et sera à l'affût de tout dérapage.
Combien de " sorcières
" se sont retrouvées sur le bûcher suite à la
rumeur ?
La rumeur est une arme qui laissera toujours des blessures
car, même blanchie et lavée de tout soupçon, le
doute lui persiste et envenime la vie de la victime. Aujourd'hui,
près de 90% des accusations lancées gratuitement sont
fausses. Ceux ou celles qui lancent ces rumeurs, ces fausses accusations,
sont rarement pénalisés. Ils ou elles sont donc confirmés
dans leur position de victime vis-à-vis de leurs proches alors
qu'en fait ils ou elles sont les tortionnaires. Il sera donc de plus
en plus difficile de faire marche arrière. L'escalade apparaît
comme la seule solution pour ces " parents bourreaux ".
Dans l'histoire de l'humanité, bien des femmes
ont été victimes de véritables campagnes de diffamation.
Les bûchers sont encore chauds des cendres des sorcières
brûlées vives. Dans certains pays, certaines femmes risquent
la lapidation sur base d'une simple rumeur. La rumeur tue. Aujourd'hui
en Belgique, il faut bannir toute dérive. Les lanceurs de rumeurs
doivent être sévèrement poursuivis. Salir un père
alors qu'il demande seulement à la Justice de pouvoir s'occuper
de ses enfants est ignoble. Aucune immunité ne peut exister
face à de telles pratiques qu'elle vienne d'un quidam ou d'un
avocat.
Ne recommençons pas les erreurs du passé.
N'envoyons pas les pères sur les bûchers affectifs. Ne
les poussons pas à se consumer de l'intérieur !
La rumeur aboutit souvent
à des actes
violents de la part d'intervenants de l'Etat
L'idée préconçue de la mère
fragile et de l'homme violent et pervers trompe bien du monde. Ainsi
des policiers, suite à une plainte pour violence, se laisseront
plus facilement aller face à un père récalcitrant.
Il n'est pas rare que des pères subissent des brimades, voire
des coups de la part de policiers trop zélés et manipulés
par des accusations mensongères. Dans d'autres situations,
un inspecteur de police pourra utiliser son pouvoir d'injonction pour
empêcher un parent secondaire de se présenter devant
le domicile du parent principal sous peine de sanctions, alors que
ce dernier refuse au père son droit aux relations personnelles.
Le père est alors écarté de ses enfants. S'il
décide néanmoins de les chercher, il sait qu'il prend
des risques qui pourront se retourner contre lui ultérieurement.
Un scénario identique pourra se présenter devant un
établissement scolaire
Ce " rapt parental national " (bien plus fréquent
que le rapt international) est cautionné par les instances
officielles manipulées par la rumeur.
Les solutions
Face aux rumeurs, seules les sanctions, le contrôle
social et l'éducation fonctionnent. Au niveau des sanctions,
les lanceurs de rumeurs et les complices doivent encourir des peines
qui peuvent aller jusqu'à une condamnation d'emprisonnement
devant un tribunal correctionnel. Ceci est valable également
pour les avocats qui défendent l'indéfendable en matière
familiale. L'immunité de plaidoirie doit avoir des limites,
il ne s'agit pas d'un pouvoir absolu. Les experts judiciaires, les
directeurs d'école et les médecins peu scrupuleux seraient
également concernés par des sanctions pénales
importantes en cas de rumeur diffamatoire.
Les fausses accusations fonctionnent sur le même
principe que les fausses alertes à la bombe. Les conséquences
de ces actes sont très importantes. La rumeur complique la
recherche policière vis-à-vis des parents maltraitants
et des pédophiles
Cela permet aux adultes abuseurs de
pouvoir se cacher dans une forêt de fausses accusations .
Conclusion
Il est difficile de modifier l'attitude un parent mal
intentionné décidé à " en finir " avec
l'autre parent. Le législateur peut cependant freiner les dérives
par des compagnes d'information et par des garde-fous juridiques .
{tableau 1} |