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Aliénation éducative ou dialogue
face au divorce profs-parents (10/04) (Belgique) aa76
De plus en plus de profs constatent que les enfants
sont trop fréquemment hyperactifs, qu'ils se " dopent " de plus en
plus aux médicaments.
Hyperactifs par manque d'activité, par manque de pères,
par manque de règles. Hyperactifs car ils regardent trop la télé,
car ils sont trop souvent conduits à l'école en voiture, car, trop
souvent, le sommeil est moins réparateur (ils s'endorment trop souvent
devant la télé ou dans le lit de leur(s) parent(s)) .
Les parents croient bien faire en surprotégeant leurs
enfants, en les prenant trop en charge, en portant leurs cartables,
… Il en résulte une passivité excessive qui se transforme parfois
en hyperactivité.
A force d'être couvés, ils ne savent même plus trouver
leurs affaires quand ils en ont besoin, même plus trouver leurs repères
quand ils le désirent.
A l'inverse, les parents contestent de plus en plus
les projets pédagogiques des profs, leurs compétences, veulent de
plus en plus les contrôler.
Leurs enfants le ressentent et donc se permettent plus
facilement des écarts de comportement. Les profs ne répondent plus
aux attentes, aux projets des parents.
Trop rigides, dépassés cognitivement parlant, pas assez
conviviaux, pas assez coach, incapables de rassurer les parents dans
leurs désirs narcissiques …
Le divorce entre parents et profs paraît bien consommé.
Quelles solutions pour éviter aux enfants de nouveaux stress, coincés
qu'ils sont entre deux autorités en conflit ?
Certains observateurs préconisent la mise en place
de nouveaux repères : du dialogue, de l'écoute non directive, des
médiations, du soutien aux nouvelles parentalités, des tiers, des
regards extérieurs…
{tableau 1} |