
Le journal du Mardi de ce 22
juin a consacré un article de 3 pages à la problématique des parents
secondarisés (évacués de la sphère familiale par une décision judiciaire).
Pour la première fois, la journaliste aborde la situation
des pères sous l'angle de la discrimination.
En titrant par " Halte au délit de sale sexe ", Le
Journal du Mardi permet notamment d'envisager le " tout à la maman
" comme une dérive du système, comme une incitation à la ségrégation.
Ce que beaucoup de pères pensent depuis bien longtemps reçoit enfin
une reconnaissance médiatique.
Ainsi, les pères sont victimes de " racisme " judiciaire,
social et institutionnel. Ainsi, l'hébergement des enfants est aussi
une histoire de respect des Droits de l'Homme. La Cour européenne
des Droits de l'Homme (cedh) devrait donc condamner l'Etat belge
(et d'autres états aussi d'ailleurs) pour discrimination directe
et indirecte.
Quels sont donc les éléments qui poussent tant de
pères à se sentir humiliés, exclus, discriminés ?
Avant tout, précisons ce que certains appellent "
la double peine " : non seulement, les pères sont éloignés de leurs
enfants (voire démissionnés) sur base purement arbitraire du fameux
" intérêt de l'enfant " ; dans un deuxième temps, pour sans-doute
leur faire bien sentir l'ampleur de leur souffrance, ils sont condamnés
(c'est le terme exact) à payer une contribution non objective pour
leur absence.
Deuxièmement, lorsqu'ils portent plainte pour non-présentation
d'enfant par le parent principal (à 90% des mamans), ils sont niés
dans leurs droits : soit les fonctionnaires de police exercent une
pression morale telle que le père abandonne, soit ils subissent
une pression physique (cachot, menottes, techniques agressives qui
laissent peu de traces …) qui conduit certains d'entre eux à l'hôpital.
Troisièmement, ils n'ont pas accès à de nombreux
services sociaux (logement social, mutuelle de l'enfant, …) et sont
écartés du suivi scolaire de leur(s) enfant(s) sur base de la pure
mauvaise foi.
Quatrièmement, ils sont effacés des statistiques de
la pauvreté par absence de définition de leur statut (le statut
de famille monoparentale est déterminé par le critère administratif
de la charge de l'enfant - à 90% octroyé à la maman en cas de séparation
ou de divorce). Cette liste pourrait être allongé presque à l'infini
tellement la situation est grave. Beaucoup de pères ne comprennent
pas d'ailleurs pourquoi les associations de défense des droits de
l'Homme ne s'intéressent pas à cette réalité sociale.
T.R.
{tableau 1}