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Les
contributions alimentaires
Synthèse de l'argumentaire
1) L'art 203 du Cci, les articles 10 et 11 de la
Constitution belge et les articles 6, 8 et 14 de la Convention européenne
des droits de l'Homme ne sont pas respectés
Le principe de proportionnalité est inscrit dans l'article
203 du code civil (" à proportion de leurs facultés "). Il subit
aujourd'hui une lecture abusive et partiale de la part de la magistrature
et des juristes.
2) Après la séparation, les aliments sont fortement
surévalués
Après une séparation ou un divorce, le montant total
des créances alimentaires subit, en moyenne, une augmentation allant
de 30 à 50%. Les tribunaux se trompent dans leurs calculs. Cette
surcharge est en général assumée uniquement par le parent secondaire.
Ainsi, le montant de la contribution alimentaire payé par le parent
secondaire au parent principal pour les enfants (art. 203ter du
code civil) est fréquemment de 2 à 3 fois supérieur à ce qu'il devrait
être. Une séparation est un crash financier : il produit toujours
un appauvrissement des deux parents. Mais, aujourd'hui, les juges
ont décidé que seul le parent secondaire devait payer cet appauvrissement.
3) La créance alimentaire due à en parent oscille
entre 8% et 15% du montant total des aliments
Dans le cas des hébergements classiques, elle représente
en moyenne 15% du total. Dans le cas des hébergements classiques
élargis, elle représente en moyenne 8% du total des aliments.
4) Trois types de créances alimentaires
Le débat sur le Service des créance alimentaire escamote
la réalité des chiffres. Il existe en effet trois types de créances
alimentaires (directe du parent principal, directe du parent secondaire
et indirecte du parent secondaire). Le service des créance alimentaire
ne règle que le problème de la créance alimentaire indirecte du
parent secondaire. Il ne s'occupe que d'une partie de la famille
éclatée, celle qu'on nomme la famille monoparentale. En fait, après
une séparation, il n'y a pas une famille monoparentale mais deux
familles monoparentales. L'amalgame est abusif. Il faudrait parler
de familles bi-monoparentales, composée de deux familles monoparentales,
celle du parent principal et celle du parent secondaire. La terminologie
employée n'est pas toujours neutre.
5) Les méthodes objectives pour la détermination
du montant de la contribution alimentaire
L'utilisation d'une méthode Renart améliorée est très
facile à mettre en œuvre pour les salariés. Pour cela, un organisme
indépendant agrée pourrait faire tous les calculs dans des délais
très courts pour un prix n'excédant par les 15 € par dossier.
6) Définition des différents frais et leur incidence
sur le montant des contributions alimentaires.
Les créances alimentaires font référence à quatre
grandes catégories de frais. Une vision objective des créances alimentaires
ne peut faire l'économie d'une analyse précise du fonctionnement
de ces frais et de leur répartition entre les deux parents.
1°) Frais individualisés (nourriture, transport, eau, gaz, électricité,
…) ou individualisables (médicaments de base, activités, loisirs
…),
2°) frais collectifs non partagés (lit, jouets, habits, logement
…),
3°) frais collectifs partagés (jouets, habits si bonne entente)
et à partager (activités parascolaires, rentrée des classes, minerval
…) ,
4°) frais extraordinaires (maladies imprévisibles, accidents …)
. Aujourd'hui, toutes ces catégories sont mélangées dans l'intérêt
du parent principal.
7) Acharnements juridique et administratif
Le parent secondaire qui ne sait pas faire face au
paiement de la contribution alimentaire surévaluée, est confronté
à des règles de droit particulièrement sévères (huissiers, exception
à l'exception d'inexécution, poursuites pénales, emprisonnement
ferme de quelques jours ...). Au harcèlement juridique, se greffe
un harcèlement administratif de plus en plus intrusif (jusqu'ici
le Cpas, et bientôt le Fonds de créance alimentaire). De telles
dispositions coercitives devraient déboucher en général sur la résolution
du problème, mais ce n'est pas le cas. En sociologie et en sciences
politiques, ne pas réussir à résoudre un problème malgré des moyens
très puissants mis en œuvre est symptomatique d'une mauvaise analyse
de la problématique, est révélateur d'une mauvaise
approche
Selon le rapport annuel du délégué aux droits de l'enfant (Belgique),
45% des contributions alimentaires ne seraient pas payées correctement.
De tels chiffres sont donc d'abord révélateurs d'un dysfonctionnement
de la justice et non du caractère délictuel d'une attitude d'un
parent.
8) Non-présentations d'enfants passives et actives
Les non-présentation d'enfants sont aussi des non-paiements
de créances alimentaires. Les textes de loi actuels et futurs (Service
des créance alimentaires) sont muets à cet égard. Les non-présentations
d'enfants sont en général le fait du parent principal. Ces rapts
parentaux qui ne disent pas leur nom sont opérés de manière active
(volonté manifeste d'un parent de ne pas remettre l'enfant à l'autre
parent) et/ou passive (par inertie, par cautionnement social, policier
et judiciaire, par manipulation latente des enfants …).
T.R.
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