Action Cartable de la
rentrée scolaire 2004 / 2005
" Rentrée des Classes, sortie des Pères "
Constat Actuel
Problèmes rencontrés
1. L'inscription et la désinscription Plusieurs de
nos membres n'ont pas été informé de l'inscription ou de la désinscription
de leur enfant dans tel ou tel établissement. Cela s'est fait de
manière unilatérale sans vérification de la situation familiale
réelle de l'enfant.
2. Les documents officiels Il est très difficile
voir parfois impossible pour des parents secondarisés d'obtenir
les documents officiels scolaires de leur enfant. Ils sont de ce
fait plus tenu au courant des activités et programmes de ceux-ci
puisqu'il arrive qu'ils ne voyent leur enfant qu'à partir du samedi
matin jusqu'au dimanche soir… sans contact avec les effets scolaires.
3. Les contacts avec l'école Certains chefs d'établissement
et enseignants prennent partis subjectivement pour le parent dit
principal au détriment de l'autre et évacue tout simplement le second
pour des raisons purement administratives.
4. Les frais scolaires Les frais scolaires font
parties des charges à partager entra les parents séparés. Comment
savoir le réel coût annuel si aucuns documents n'arrivent chez le
parent secondarisé ?
5. Les travaux scolaires Il y a des pères qui ne
reçoivent plus depuis des années les travaux réalisés à leur attention
pour leur fête, qui ne signent jamais le bulletin, ne connaissent
pas le programme de cours, ignorent tout des talens de bricolage
de leur enfant.
6. Les accidents à l'école Lorsqu'il arrive un incident
ou un accident dans l'enceinte de l'établissement scolaire ou en
activité scolaire, il y a lieu de prévenir les deux parents lorsque
ceux-ci sont séparés.
7. Les attestations abusives Trop de chefs d'établissement
ou d'enseignants s'autorisent à faire des attestations pour tout
et n'importe quoi à la demande du parent qui cherche des pièces
à fournir à son avocat pour avoir gain de cause au tribunal.
8. Le retrait de l'enfant volontaire Toutes les
semaines de l'année, des pères viennent chercher leur enfant à la
fin de la journée à l'école. Ils ont pour beaucoup du aménager leur
horaire professionnel pour pouvoir être présent et prendre leur
enfant. Malgré cela et souvent malgré un jugement définissant ce
fait, des mères sous le couvert de l'autorisation de l'école viennent
prendre leur enfant à midi et enlève l'enfant qui ne verra pas son
père. Il s'agit d'une forme de rapt parental non encore définis
par la loi.
Propositions et solutions
1.) Mettre en place des mesures structurelles préventives
- Inscription et désinscription d'un enfant à condition
que le parent séparé inscrivant fournisse des documents légaux et
valide ou une lettre d'autorisation de l'autre parent légalisé
- Mettre en place un formulaire type d'inscription
complet et objectif tenant compte des divers types de familles actuelles
et ne laissant aucuns doutes sur les implications dans la scolarité
de l'enfant
- Prévenir systématiquement par écrit l'autre parent
séparé de l'inscription
- Introduire une sanction pour l'école qui n'appliquerait
pas ces règles de bases (avec astreintes)
- Obliger l'école d'informer le parent secondarisé
de ses droits par rapport à l'école (par une brochure)
- Créer un poste au même titre que l'équipe de premier
secours d'accompagnateur avec une formation de base en médiation
en cas de conflit ouvert entre un(des) parent(s) et l'institution
scolaire (une espèce de médiateur scolaire)
- L'obligation de voir sur tous les documents officiels
la mention " signature du père et signature de la mère "
- L'obligation de fournir des copies des documents
officiels aux deux parents et de numéroter tous les avis (souvent
volants) afin qu'aucun d'eux ne se perde dans la nature.
- Prévoir une liste type des frais scolaires prévisibles
à transmettre aux parents non-gardiens et faire parvenir par cahier
d'avis toute autre note de f rais - Prévenir directement les deux
parents en cas d'accident et s'assurer du suivis auprès des deux
parents
- Tout courrier demandé à titre d'attestation doit
être envoyé aux deux parents sous peine de se voir condamner à verser
des dommages et intérêts forfaitaires au parent discriminé
2.) Responsabiliser et sensibiliser les directions
des établissement scolaires
Il est un point important qu'il est nécessaire de
ne pas perdre de vue. C'est que si les parents séparés, non-cohabitants
ont décidé malgré l'échec de leur couple conjugal de rester un couple
parental et se concertent, dialoguent au sujet de l'éducation et
du suivi scolaire de leur enfant, il est très rare qu'il y ait des
problèmes dans le triangle école-enfant-parents.
Il est par ailleurs aussi évident que dans un couple
uni, vivant sous le même toit, il existe des conflits parfois pires
que ceux rencontrés par des parents séparés et que là, personne
ne prendra d'initiative malheureuse dans le cadre scolaire sauf
en cas de maltraitance.
Alors que nous savons pertinemment que tout changement
dans la vie d'un enfant a un impact sur son parcours scolaire, que
nous savons que les tensions entre ses parents et les tensions qu'il
rencontrerait avec l'école influencent directement son état de santé
mais aussi ses résultats scolaires, son image de soi et le regard
des autres enfants de sa classe.
Pourquoi l'école devrait alors rajouter son grain
de sable et aggraver le conflit ? Il est donc du devoir de l'école
d'être la plus neutre possible pour ne pas envenimer une situation
parfois dramatique. Cela demande un effort … mais cet effort va
dans le sens de l'intérêt de l'enfant. Il est primordial aujourd'hui
de sensibiliser les acteurs scolaires afin qu'ils tiennent compte
des éléments essentiels avant d'agir et, à défaut, de ne pas agir
.
Le Mep rappelle ce que devraient faire le pouvoir
organisateur, les chefs d'établissement, les membres pédagogiques
des écoles :
- ne pas prendre la place du juge, de l'avocat,
de l'huissier de justice
- s'abstenir de toute intrusion dans les affaires de famille, séparées
ou non sauf situation réellement grave
- tout mettre en oeuvre pour garder la confiance des deux parents
dans l'intérêt de l'enfant
- accepter qu'un seul des deux parents puisse s'opposer au choix
d'un établissement scolaire
- transmettre aux deux parents toute attestation qui serait demandée
par l'un de ceux-ci et cela dans un souci de neutralité
- informer les deux parents par courrier ou de vive voix de toute
situation particulière dans la scolarité de l'enfant
Action Cartable et petit déjeuner de la rentrée
scolaire 2004 / 2005
" Rentrée des Classes, sortie des Pères "
Conclusion
Une demande importante de parents séparés, secondarisés,
existe. Elle s'adresse aux établissements scolaires et aux responsables
politiques chargés de l'Enseignement pour que s'améliore le triangle
école-enfant-parents. Il est temps d'agir, en concertation avec
ces victimes, afin de comprendre ce qu'ils vivent et de les aider
à le surmonter.
Des modifications législatives doivent être entreprises
et leur suivi peut diminuer la conflictualisation trop présente
qui coûte chère à toute la société.
Le Mep s'est engagé à mettre tout en oeuvre pour
changer les mentalités, pour ouvrir les yeux sur les actes de mauvaise
foi, pour conscientiser les tiers afin de leur faire comprendre
qu'ils sont aussi responsables des tensions qui déchirent des vies
et mettent en péril l'équilibre des enfants, nos enfants.
Il existe donc beaucoup de pistes et de propositions
concrètes qui puissent privilégier l'équilibre et améliorer la vie
de tous. A nous de choisir de les emprunter. A vous de choisir de
nous accompagner sur ce chemin de l'égalité, de la non-violence.
{tableau 1}