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Débattre
et dialoguer
Le Christ et la paternité Le Christianisme a abordé la place
du père de manière spécifique. Très longtemps, les élites chrétiennes,
suite à une mauvaise interprétation des paraboles du nouveau testament,
ont cherché à atténuer la place du père dans le cadre du mariage et
ont exclu le père de ses enfants quand il n'était pas marié. De nombreux juges et de nombreux psychologues sont encore imprégnés de cette tradition. Ainsi, ils n'arrivent pas toujours à garder leur devoir d'indépendance quand, suite à un éclatement familial, le sort des enfants est entre leurs mains. Il serait temps que les dignitaires des différentes églises chrétiennes réhabilitent le père afin de lever toute ambiguïté. Le nouveau testament n'apporte pas toujours des réponses claires aux questions posées par la parole du Christ. Il existe de très nombreux exemples de mauvaise compréhension et / ou de d'abusive interprétation de la parole du Christ. L'égarement des représentants de Dieu ou du Christ sur terre a provoqué par le passé de nombreuses crises au sein des communautés chrétiennes. Parmi les errements les plus célèbres, on compte de nombreuses mises à l'index (l'index était le catalogue officiel des livres interdits aux catholiques, établi au 16ème siècle. Il n'a plus force de loi depuis décembre 1965) et de nombreuses condamnations par les tribunaux de l'Inquisition. Galilée (Pise 1564-1642), s'étant rallié au système héliocentrique de Copernic(le soleil était pour Copernic au centre de l'univers, et non la terre comme l'affirmait le pape), dont l'œuvre venait d'être mise à l'index (1616), fut déféré devant le tribunal de l'Inquisition, qui le condamna et l'obligea à se rétracter en 1633. L'Eglise ne l'a réhabilité qu'en 1992 ! Au niveau de la place du père dans la famille, du rôle du père face à ses enfants, les mauvaises interprétations sont malheureusement aussi nombreuses. Elle ont eu des conséquences dramatiques sur le sens de la paternité. Les extraits suivants du nouveau testament en disent long sur les conséquences d'une application à la lettre de la parole du Christ : "Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple " (Lc, XIV, 26) " Qui aime son père et sa mère plus que moi n'est pas digne de moi. " (Mt, X, 37) " N'appelez personne " votre père " sur la terre, car vous n'en avez qu'un, le Père céleste " (Mt, XXIIIn 9) " N'allez pas croire que je suis venu apporter la paix sur terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Car je suis venu opposer l'homme à son père, la fille à sa mère et la bru à sa belle-mère ; on aura pour ennemis les gens de sa famille " (Mt, X, 34-35) Nous voyons que, dans ces paraboles, la place de la mère n'était pas beaucoup plus enviable que celle du père. Aujourd'hui, les conséquences pour les mères sont bien moins importantes car les sociétés occidentales ont été profondément influencées par les théories de Rousseau et de Freud. Elles ont réhabilité de manière magistrale la place de la mère auprès de ses enfants. Un travail similaire vis-à-vis du père n'a pas encore eu lieu. Ceci explique en partie la grande difficulté qu'ont encore aujourd'hui les pères à vouloir s'occuper au quotidien de leurs enfants. Certes, nous vivons aujourd'hui une lente évolution du droit, s'émancipant de son imprégnation chrétienne. Mais, nous pensons qu'elle est encore trop timide. Ceci étant dit, nous ne croyons pas que l'exclusion du père par le Christ ait été volontaire. Nous pensons qu'il s'agit surtout d'une mauvaise interprétation de représentants du Christ sur terre. Nous pensons à ce titre qu'il serait utile que le père soit réhabilité par les dignitaires des différentes églises chrétiennes. Cela permettrait de ne pas intenter de mauvais procès au Christianisme … A moins que … T.R.
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