Charte de l'équité
parentale pour une enfance épanouie
Les signataires s'engagent
à promouvoir la lettre et l'esprit des valeurs suivantes. Ils s'engagent
à soutenir les organisations citoyennes qui tentent de les traduire
en décisions juridiques et politiques.
Principes
1. Un enfant a besoin autant de ses deux parents.
Un enfant n'est pas un adulte responsable, il s'agit plutôt d'un
être inachevé qui recherche sa finitude physique, psychique et sociale.
L'enfant a donc des besoins spécifiques qui évoluent tout au long
de l'enfance.
2. L'intérêt supérieur de l'enfant est une notion
à très haut risque car elle est statique et sujette à de nombreuses
interprétations. Il est bien plus utile de préciser les non intérêts
spécifiques d'un enfant liés à son âge, signes d'une perception
souple, dynamique, modeste et pragmatique.
3. Le respect de l'enfance passe par l'établissement
et l'application de règles démocratiques, objectives et non discriminatoires
lors de tout débat sur la famille ou l'enfance dans les médias ou
dans toute instance publique ou privée liée à l'enfance
4. La création et l'application réelle de règles a
priori non-discriminatoires entre les parents sont essentielles
au bien-être de chaque enfant.
Propositions
5. Les signataires demandent, prioritairement, la
création de structures souples, régulatrices, simples, non conflictogènes
et non conflictuelles en matière de droit familial. Afin entre autres
de ne pas pousser le ou les parents à la démission, au conflit,
à l'exclusion. Cela induit prioritairement la création d'un tribunal
aux affaires familiales qui reprendrait toutes les compétences actuellement
éclatées entre le Tribunal de paix, de la jeunesse et des référés..
et la mise en place d'un filtre préjudiciaire composé d'aimables
compositeurs ou/et de médiateurs décodeurs afin de débroussailler
le conflit.
6. .La société doit se donner les moyens de veiller
à l'application des décisions législatives et sanctionner les dérives
parentales et/ou institutionnelles. Pour ce faire, les signataires
attendent un comité APC (Autorité Parentale Conjointe) qui aurait
les moyens financiers et juridiques pour informer, auditer, voire
sanctionner les institutions publiques et privées en matière du
respect de l'Autorité Parentale Conjointe. Ainsi la loi sur l'Autorité
Parentale Conjointe de 1995 pourrait enfin être pleinement reconnue
et respectée.
7. Les signataires s'engagent, dans leurs interventions
médiatiques et publiques, à ne stigmatiser ni le père ni la mère,
à ne pas diffuser une image tronquée, humiliante et dénigrante de
la paternité ou de la maternité, de la féminité ou de la masculinité,
de la femme ou de l'homme.
{tableau 1}