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Nouvelle définition des violences conjugales (Belgique) ac01 (fev 2006)

Le gouvernement belge a enfin admis qu'il n'existait pas de définition convaincante de la violence conjugale : c'est pourquoi il s'est attelé en en faire une.

Avec l'aide de l'institut pour l'égalité entre les femmes et les hommes, voici donc une définition large du concept de violence conjugale :

"Les violences dans les relations intimes sont un ensemble de comportements, d'actes, d'attitudes de l'un des partenaires ou ex-partenaires qui visent à contrôler et dominer l'autre. Elles comprennent les agressions, les menaces ou les contraintes verbales, physiques, sexuelles, économiques, répétées ou amenées à se répéter portant atteinte à l'intégrité de l'autre et même à son intégration socioprofessionnelle ".

Les ministres fédéraux, communautaires et régionaux belges réunis au sein de la Conférence interministérielle "Intégration dans la société " ont adopté mercredi "cette définition claire et uniforme des violences conjugales ", a indiqué dans un communiqué le cabinet du ministre fédéral de l'Egalité des chances, Christian Dupont, qui préside la Conférence.

Le large intitulé de cette définition traduit le souci d'englober toutes les formes de violences conjugales. La nouvelle définition évoque également les répercussions que de tels actes peuvent avoir sur l'entourage.

Espérons que cette nouvelle définition tienne compte de toutes les violences conjugales (pendant ou après une relation), qu'elles soient le fait d'une femme, d'un homme, d'un hétérosexuel ou d'un homosexuel.

Les campagnes de ces dernières années en Belgique, en France ... avaient malheureusement dérapé, tenant un langagre stigmatisant et discriminatoire.

Nous pensons qu'il est urgent de se doter dans tous les pays démocratiques d'une législation "anti haine sexiste", à l'instar de ce qui existe en matière de haine raciale. Ainsi, de nombreuses campagnes "d'information" sur la violence conjugale -en fait souvent des campagnes d'incitation à la haine des sexes- ne seront plus tolérées. Leurs propagandistes risqueraient d'être poursuives devant des tribunaux pour incitation à la haine. Ce qui, inévitablement, calmera les ardeurs haineuses des ultra féministes ou des ultra masculinistes.

Vigilance donc !

 

 

 

 

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