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Age du père, fausses couches et infanticide (04/05) ab21

En France, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) vient de publier une étude sur les fausses couches. Le nombre de fausses couches spontanées entre le 2e et le 4e mois d'une grossesse augmenterait de 30% quand le père est âgé de 35 ans ou plus. Etre père avant 35 ans diminue fortement le nombre de ces fausses couches.

Les chercheurs français ont détecté un lien entre la fréquence des anomalies chromosomiques dans les spermatozoïdes et l'âge du père. Ces anomalies provoquent la moitié des fausses couches spontanées. Le risque augmente progressivement de sorte qu'entre 20 et 50 ans, le risque est doublé.

Ces recherches ont été validées quel que soir l'âge de la femme. Lorsque la femme et l'homme sont plus âgés, les risques sont cumulés. Pour rappel, chez les femmes, l'effet de l'âge était connu depuis longtemps. Par exemple, une femme de 40 ans sera confronté à un risque de fausse couche trois fois plus élevé qu'à 20 ans.

Cette étude prouve, pour ceux et celles qui en doutent encore, tel le député européen vert français, Alain Lipiets, que l'embryon, sa santé, son bagage génétique ainsi que l'enfant à naître sont le fruit de deux êtres différents, un père et une mère et non uniquement celui de la mère. Si effectivement, c'est la mère qui porte l'enfant, que c'est son corps, il n 'en reste pas moins que ni mère ni père n'en sont le ou les propriétaires. Ils ont surtout des responsabilités dès qu'ils ont décidé de le garder.

La mère ayant le droit d'avorter si elle le choisit, en respect des législations nationales. Une fois le choix opéré et/ou les délais légaux dépassés, sauf circonstances médicales exceptionnelles, l'enfant " n'appartient " plus à la maman. L'avortement est donc un droit relatif (pas absolu) jusqu'à un certain âge de l'embryon selon les diverses cultures juridiques.

Il est relatif car il est lié à la volonté ou à la possibilité ou non de garder un enfant. Lorsque le choix est définitif, l'enfant à naître récupère sa personnalité ethico-juridique même s'il garde sa dépendance alimentaire (au sens juridique) et éducative vis-à-vis de ces deux parents.

Il n'est plus un embryon, ni un foetus, ni un possible, ni une excroissance ; il devient une réalité, un enfant à venir, un être à part entière parce qu'il a été choisi. Ni le père, ni la mère n'ont alors le droit de lui ôter la vie. Un certain nombre de femmes infanticides ne l'ont pas encore intégré, un certain nombre d'hommes démago-féministes non plus.