DOSSIER ARTE
Les humanophobes sont de retour !
Le 22 mars 2005, Arte a diffusé
un film-documentaire intitulé " In nomine patris " consacré aux
mouvements de défense des droits des pères. Le reportage était inséré
dans une soirée " thema " consacré entre autres à la violence conjugale.
La démarche des réalisateurs du film-documentaire,
Mme Tonelotto et M. Hansmann ,sous des apparences objectives (interview
d'un " sociologues ", de deux pédo-psychiatres, …) se révèle à l'analyse
très contestable, certainement partisane voire manipulatrice.
Ainsi, voici comment Jacques Guérin, journaliste et
critique télévision au Nouvel Observateur, rend compte du film "
In Nomine Patris : " Le deuxième sujet de la soirée, consacré
aux mouvements qui, un peu partout dans le monde, se sont créés
pour défendre " la condition paternelle ", est tout aussi peu objectif
que le premier. Il a choisi en effet de nous présenter ses acteurs
comme autant de machistes revanchards cachant derrière un soi-disant
attachement à leurs enfants un seul objectif : reprendre aux femmes
les quelques droits qu'elles ont chèrement acquis. Loin de nous
la pensée qu'on ne puisse trouver dans ces mouvements quelques spécimens
conformes à ce portrait excessif. Mais généraliser ainsi, comme
le fait ce sociologue canadien qui voit dans tous ces mouvements
la manifestation du " masculinisme ", (...) qui (affirme que) ces
associations de défense des pères sont " des mouvements de droite
qui veulent protéger et développer les privilèges des hommes " ,
ressemble davantage à un parti pris idéologique qu'à l'expertise
de spécialistes. Il était dit que cette soirée était délibérément
" subjective ". C'est une manière habile de ne pas dire " partisane
"
La critique du Monde sur le film est d'ailleurs elle
aussi très claire : est jugée " grotesque " et " caricaturale "
la comparaison faite entre la vision de la femme qu'ont les masculinistes
et la fable du Petit Chaperon Rouge, " qui pousse la victimisation
de la femme jusqu'à la caricature ".
Dans le courant du mois d'avril 2005, nous consacrerons
quelques articles sur le retour des humanophobes dans la sphère
du droit familial. Il s'agit de mouvements sexistes, qui nient la
complémentarité hommes-femmes, qui nient le besoin d'équilibre,
voire d'égalité, entre les deux pôles de l'humanité. Détruire un
de ces deux pôles revient à détruire l'humain tout entier, c'est
en cela que ces mouvements sont humanophobes.
Aujourd'hui, et l'Histoire de l'humanité nous a montré
des situations inversées, l'humanophobie se décline davantage auprès
de groupuscules ultra-féministes qu'auprès de groupuscules ultra-masculinistes.
L'approche de " In nomine patris " est clairement
humanophobe, les journalistes ayant subtilement usurpé la réputation
d'Arte pour des intérêts personnels ; en cela ils se sont mis hors-la-loi
et hors-la-déontologie journalistique.
La diffamation et l'incitation à la haine sont au
centre de ce film-documentaire. Demain, au même titre que Timisoara,
la fausse interview de Fidel Castro, …, dans les écoles de journalisme,
on parlera peut-être de " In nomine patris " comme l'antithèse du
journalisme de qualité, comme l'exemple type de la propagande haineuse
sous couvert de respectabilité.
Pour l'heure, vous trouverez sur notre site la présentation
de " In nomine patris " par les journalistes eux-mêmes et une première
analyse collective des dérapages de la soirée Thema d'Arte. Sur
le site Arte, vous pouvez retrouver un dossier complet réalisé par
les deux journalistes (dans programme, cliquez sur 22 mars 05):
c'est un bijou de mauvaise foi manipulatrice.
QUAND "ARTE"
DERAPE...
Texte collectif d'un groupe
de réflexion aux relations enfant-parent rompues,
légèrement adapté par lespapas.com
(Suite)
Texte de présentation
de "In nomine Patris" (Suite)
T.R.
{tableau 1}