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Les jeunes face au monde médical
et à la contraception (03/05) ab16
Pour 600 jeunes de 13 à 21 ans sondés, les moyens de
contraception sont d'abord la pilule (92%) et le préservatif (89%)
17% des 13-15 ans disent avoir eu des rapports sexuels, 58% des 16-18
ans, et 86% des 19-21 ans. Les freins à la prise de la pilule sont
la peur des parents (67% des sondées), le prix (51%) et la peur de
grossir (49%).
Pour le préservatif, les freins sont d'un autre ordre
: ne pas en avoir sur soi (57%), l'immaturité (57%), la non-conscience
des risques (55%) et le manque de confort lié à son utilisation (55%)
.
D'autre part, de nombreux médicaments prescrits aux
plus jeunes n'ont pas été approuvés pour un usage pédiatrique. Cela
provoque une certaine inquiétude au sein de la profession.
Par exemple, la Société belge de pédiatrie constate
que le dosage et l'efficacité des molécules utilisées en soins intensifs
n'ont pas été testés. Cela oblige le médecin à extrapoler : le risque
de surdosage ou de sous-dosage est réel, il peut avoir des conséquences
sur l'efficacité et la toxicité des produits.
Effet particulièrement pervers, des médicaments ne sont
parfois pas remboursés parce qu'ils n'ont pas suivi le protocole ad-hoc
pour bénéficier de l'aide de la sécurité sociale.
{tableau 1} |