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L'éclatement familial a un
impact sur le marché de l'immobilier (03/05) ab13
L'institut d'urbanisme de Paris a publié une étude qui
tendrait à prouver que les changements démographiques qui sont à l'œuvre
depuis une quarantaine d'années ont affecté les choix immobiliers
des Français. Pourtant, les politiques publiques et privées du logement
ont gardé l'image classique d'une famille stable avec deux ou trois
enfants.
Face à la montée du divorce, face à la réalité des familles
monoparentales, face à l'augmentation des résidences alternées, face
à l'exclusion de certains parents, face à la flexibilité des employés,
il est logique que le marché immobilier réagisse aux nouveaux modes
de vie.
La montée de l'isolement frappe en effet de plein fouet
la demande immobilière. 12% des Français vivent seuls : le chiffre
est en pleine progression ; il devrait atteindre les 17% en 2030.
Cette masse de " solitaires " privilégie la location
et les centres-villes, à l'opposé de la politique immobilière traditionnelle,
à savoir les maisons uni-familiales à l'écart des centres-villes.
Ces isolés ne sont pas pour autant célibataires, les
logements qu'ils occupent doivent donc pouvoir accueillir les compagnes
ou les compagnons éventuels du moment et les enfants du divorce. Ces
nouvelles spécificités familiales ont pour conséquence que les nouveaux
logements doivent répondre à des logiques très variées, doivent en
permanence relever de nouveaux défis.
{tableau 1} |