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Simplification du divorce en
France à partir
du 1 janvier 05 (01/05) (France) ab03
Plus de 120.000 divorces par an en moyenne (Ministère
français de la Justice) ont poussé les élites à s'occuper davantage
de la problématique. Le nouveau divorce vise à simplifier (assouplissement
des procédures, réduction des délais …) et à dédramatiser le divorce.
Les changements ne sont pas des révolutions, ils tentent
plutôt d'aménager la loi de 1975 (loi " cadre " du divorce) afin d'amoindrir
certains effets pervers. La France n'a pas opté pour l'option du divorce
sans juge (comme en Suède).
Principale victime de la réforme, le divorce pour faute.
Cette procédure est encore très utilisée (dans plus d'un tiers des
cas) et empêchait par exemple la partie qui avait été condamnée pour
faute de pouvoir bénéficier d'une prestation.
L'impact financier du divorce provoquait une surenchère
dans l'agressivité des parties. Il fallait absolument gagner son procès,
soit pour se venger d'une faute de son(sa) conjoint(e) (adultère,
…) , soit, plus pragmatiquement, pour éviter de payer une prestation
compensatoire. Cela a évidemment des conséquences sur le bien-être
des enfants, quand il y en a.
La loi adoptée le 26 mai dernier ne s'intéresse, en
apparence, qu'à la conjugalité (la dernière loi sur l'autorité parentale
datte de 2002) et ne devrait donc pas avoir de conséquences sur la
garde des enfants. A voir.
{tableau 1} |