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victis
Communiqué de presse
(2003)
Quand 85% des pères sont les
perdants désignés des procédures relatives aux enfants dans le cadre
des séparations ou des divorces, à 80% engagées par les mères, au
motif encore exprimé par une récente ordonnance de Référés à Bruxelles
" qu'il ne convient pas de séparer des enfants de leur mère " en
cette matière, au cours de toute une législature, les seules préoccupations
du Parlement et du gouvernement ont été de développer et renforcer
le pouvoir de la mère.
Quand les Parquets, au motif de la " non-opportunité
", de leur propre mouvement, ne poursuivent jamais la mère dès le
dépôt de la première plainte en non présentation d'enfant et, de
même, après des années de plainte et, de même, après l'enlèvement
des mineurs à l'étranger, si le père en est victime -cf. par exemple,
un enlèvement à Chypre, depuis deux ans et demi signalé au Parquet
de Bruxelles- en conséquence de quoi, après un an, 50% des pères
sont dans l'incapacité de rencontrer leurs fils et filles, une des
dernières décisions des parlementaires avant la dissolution des
Chambres est d'ajouter un troisième moyen répressif de la protestation
muette que rappelle le non versement des pensions alimentaires.
Quand, au nom d'un " principe de précaution ", les
allégations diffamantes relatives au père qui s'obstine à vouloir
exercer son droit de recevoir des enfants, en particulier celles
relatives aux attouchements sexuels et à l'inceste, déclenchent
et la suspension de l'accès à l'enfant et des années d'expertise,
débats et jugements dont résulte que les 90% des pères qui ont prouvé
leur innocence se heurtent alors souvent à l'avis " de l'enfant
" -entre-temps aisément manipulé - qui fonde la décision du juge
de continuer la suspension de tout type de contact -cf par exemple
un jugement d'un juge de la jeunesse de Bruxelles- et alors que
les pays anglo-saxons, l'Allemagne et la France prennent la mesure
des effets du " syndrome du parent adversaire " autrement appelé
dans la terminologie psychiatrique anglo-saxonne " parental aliénation
syndrome " (P.A.S), se poursuivant durant toute l'existence et entraînant
entre autres toxicomanies, suicide, asocialité et délinquance, en
Belgique l'urgence est de mobiliser 200 fonctionnaires du Ministère
des Finances pour parachever l'étau visant les pères.
Quand, obtenue après de très longs débats et objet
de nombreux amendements - constituant un corpus de près d'un millier
de pages- la loi sur l'exercice conjoint de l'autorité parentale
n 'inspire la décision judiciaire que si la mère n'émet pas d'objection
et, même alors, est vidée de toute conséquence concrète puisque
les violations de cette disposition tant par les mères que par les
institutions ou organisations subventionnées (relatives aux loisirs
des jeunes, écoles, hôpitaux etc.) ne sont pas sanctionnées pénalement,
en quelques semaines et, sans même une intervention d'un sénateur,
a été adoptée la loi créant le " service des créances alimentaires
au sein du Ministère des Finances.
Cette loi concernant en apparence tout débiteur alimentaire
vise, dans les faits, les pères puisque, sauf si devenus adolescents,
fils et filles fuient le milieu maternel où un juge les avait placés,
le motif d'une décision confiant l'enfant au père dans les procédures
initiales (alcoolisme régulier et sur la voie publique, toxicomanies
lourdes, état psychique très perturbé, comportement fort déséquilibré,
maltraitances habituelles des enfants, délinquance pris en considération
à l'encontre de certaines de ces mères) exclut aussi que ces femmes
soient en état de payer une pension alimentaire ou que par leur
instabilité elles soient solvables, la loi en cause les sort d'ailleurs
de son champ d'application en qualité de minimexées.
Ainsi, aux nouvelles générations, largement composées
d'enfants de parents divorcés, le message éthique de l'Etat " arc
en ciel " est celui de la soldatesque romaine aux populations conquises
voici 2000 ans : MALHEUR AUX VAINCUS.
Alors qu'ils sont sensés représenter aussi cet électorat
des pères séparés ou divorcés évincés de la charge concrète et quotidienne
de leurs enfants et très souvent empêchés de les voir ou privés
d'informations qui permettraient l'exercice conjoint de l'autorité
parentale ou de déposer un recours pertinent contre une décision
du parent disposant des enfants, aucun parlementaire, député ou
sénateur, n'a exprimé la nécessité d'entendre quiconque des 40%
des débiteurs visés, a fortiori, la moindre réserve sur le texte.
Personne non plus n'a été à l'écoute des grands-parents
plus ou moins âgés souvent sollicités pour tenter de compenser l'impécuniosité
des débiteurs alimentaires sous l'effet des honoraires d'avocats
et des jugements. Personne, même dans l'opposition!
M.D.
T. R.
{tableau 1}