Le professeur Jean-Yves Hayez
- Pédopsychiatre à Chapelle aux Champs à Bruxelles- a participé
à un film documentaire sur Arte (In nomine patris) fort contesté.
Il s'est défendu sur un site qu'il anime avec d'autres personnalités
belges célèbres depuis l'affaire Dutroux (Vincent Decroly …).
Même si les remarques de M.
Hayez sont instructives, cela ne diminue en rien sa participation
à la censure orchestrée par la chaîne culturelle franco-allemande
par stigmatisation d'un groupe social : les pères exclus de la sphère
familiale . Les insultes, la désinformation et la diffamation présentes
dans le film documentaire " In nomine patris " ont en effet pour
objectif de faire taire les revendications légitimes de la majorité
des associations de défense des droits de pères.
Sur le site de l'Observatoire
citoyen, le pédopsychiatre a critiqué ouvertement les techniques
manipulatrices de l'équipe de Arte (Mme Tonelotto et M. Hansmann).
Il a également resitué le cadre de la maltraitance, pondérant sa
stigmatisation des pères violents, présentés comme faisant partie
d'un mouvement masculiniste, par la dénonciation d'autres formes
de maltraitances provoquées celles-là par des mères.
Ce travail d'auto-critique pourrait
être salué si le pédopsychiatre avait été au bout de ses excuses,
ce qu'il n'a pas pu faire pour des raisons qui nous dépassent, liées
sans doute à une haine irrationnelle à l'encontre des pères insoumis.
Les regrets de M. Jean-Yves
Hayez sont insuffisants. De plus ils sont aussi manipulateurs. Ses
propos dans le film-documentaire " In nomine patris " (Au nom du
père), étaient explicites et particulièrement odieux ; en voici
les détails :
" Et donc, le "masculiniste",
il va surtout, au nom de l'égalité des droits, il va surtout créer
subtilement des lois qui apparaissent égalitaires mais qui de facto
vont redonner aux hommes plus de pouvoi. Entre-autres les "masculinistes"
veulent reprendre le pouvoir sur les enfants. Les "masculinistes",
je crois finalement, que ce sont des hommes qui n'aiment pas tant
que ça leur enfant ! Ce qui leur importe, c'est surtout que leur
femme ou leur ex-femme n'ait pas plus de droits qu'eux. "
" On va voir aussi qu' un
certain nombre de ces "masculinistes" quand l'enfant est chez eux,
eh bien ils le confient à leurs propres parents ou bien …, enfin,
ils s'en occupent pas si bien que ça ! Mais ce qui compte, c'est
d'avoir gagné et que surtout la femme n'apparaisse pas comme ayant
un centième de pouvoir en plus qu'eux. Il y a même un certain nombre
de ces "masculinistes" qui font, … enfin, qui exigent une garde
alternée, mais quand elle est décidée par un tribunal, ben, ils
n'appliquent pas. Mais ils laissent quand même l'enfant chez la
mère. Mais ils ont alors le pouvoir de laisser la mère avec beaucoup
plus d'incertitudes, de ne jamais très bien dire quand ils vont
venir prendre l'enfant ou ne pas le prendre, hein ! Et alors ils
ont aussi des victoires financières parce qu'ils n'ont plus de pension
alimentaire à payer et donc ils ont bien embêté leur femme. ça c'est
intéressant. C'est ça le "masculinisme". Mais ces "masculinistes"
là, qui sont souvent des intellectuels, puissants, avec des bons
statuts dans la société, ils giflent pas leur femme, hein. Ils se
servent d'armes bien plus redoutables pour mettre leur ex-épouse
K.O. "
Se présenter aujourd'hui en
victime sans renier ses amalgames sur le masculinisme n'est pas
à son honneur. Démontrer qu'il a été trompé par les journalistes
est éclairant mais pas suffisant :
- éclairant parce que ce témoignage permet de démolir
le travail des journalistes, Mme Tonnelotto et M. Hansmann. En
cela, un des " spécialistes " anti-pères du documentaire (M. Hayez)
confirme ce que de nombreux responsables de mouvements de défense
des droits des pères interviewés reprochaient à Arte, la désinformation
journalistique.
- pas suffisant car le professeur Hayez s'est laissé
aller à de la pure diffamation sans fondements scientifiques et/ou
objectifs : il avait apparemment des comptes à rendre avec les
mouvements de défense des droits des pères. A la première occasion
offerte, il s'est répandu en propos absurdes et odieux : car à
la différence des responsables des mouvements de pères qui ont
été manipulés par une journaliste affirmant vouloir faire un reportage
neutre et objectif sur les revendications des mouvements de pères,
M. Hayez a été interviewé sur le thème des masculinistes . Il
savait donc pertinemment bien qu'il s'agissait d'une émission
de propagande anti-pères et de démolition des revendications des
mouvements de pères.
Ce en quoi il a été abusé se
situe ailleurs, et c'est sans doute pour cette raison qu'il a voulu
relativiser sa participation au film documentaire : le caractère
ignoble de la métaphore du chaperon rouge où un loup cannibale prend
les traits des responsables des mouvements de pères. Cette image
particulièrement simpliste ne correspond pas à la stratégie de M.
Hayez, se présentant comme un scientifique objectif.
De tels propos peuvent passer
comme pertinents dans une cour de récréation d'une école primaire,
mais face à des collèges professeurs d'université, la métaphore
décrédibilise tout le reportage et évidemment les intervenants qui
ont joué à un tel jeu de massacre. Il était donc urgent pour le
" célèbre " personnage de veiller à sa réputation, ce qu'il fit
rapidement sur le site qu'il anime.
Pour ceux que
cela intéresse, voici
la réponse M. Hayez à In nomine patris.
T.R.
{tableau 1}