Stéphane
LAFARGUE
La mort de Stéphane LAFARGUE est un signal.
Un de plus, parmi les très nombreux suicides d'hommes, parmi les
nombreux appels au secours des mères et des pères.
Quand un père choisit de quitter le monde des vivants
parce qu'il lui est insupportable de devenir "père sans son enfant",
parce qu'il estime que la société n'a pas vraiment voulu que son
fils ait un père et parce que, selon lui, la société a laissé la
"justice" le détruire psychologiquement, alors, cette mort a un
sens. Elle interpelle et met les consciences à nu.
Nous pensons aussi à cette pensée de François MAURIAC
"Ce qu'il y a de plus horrible au monde, c'est la justice séparée
de la charité".
Tant que des juges tairont la voix intérieure de leur
conscience profonde et qu'ils n'interprèteront pas la loi avec humanité
mais avec des arguties, ils perdront leur crédibilité.Et feront
perdre celle de la Justice qu'ils croient servir.
Stéphane LAFARGUE a décidé de laisser à d'autres
de mener la suite de son combat. Nombreux sont ceux qui, en Europe,
continueront son entreprise en faveur des pères et des mères secondarisés,
de la coparentalité et de l'hébergement alterné.
Le fil conducteur de ce combat est la recherche du
bien de l'enfant qui a tant besoin de son père que de sa mère pour
grandir.
Comprenne qui voudra, nous, notre chagrin c'est
la victime d'un tribunal déraisonnable ...
Renaud DETHIER
Pour CAPs Enfance
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